Politique

NÎMES-ALÈS Le projet de territoire du pôle métropolitain voté à l’unanimité

Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole, et Max Roustan, président d'Alès Agglo. EL/OG
Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole, et Max Roustan, président d'Alès Agglo. EL/OG

Ce matin, une cinquantaine de maires ont voté à l'unanimité le projet de territoire du pôle métropolitain Nîmes-Alès, présenté par ses deux présidents Yvan Lachaud et Max Roustan. Parmi les principaux axes de projets communs : le contournement Nîmes Ouest, la création d'une plate-forme commune de financement des entreprises, et la mise en place d'un campus virtuel.

Créé en 2011, le pôle métropolitain Nîmes-Alès regroupe aujourd'hui 77 communes, soit 350 000 habitants. Ce chiffre pourrait frôler les 400 000 avec la fusion des communautés de communes. Pour mieux peser dans la balance de la future région, les deux agglos souhaitent aujourd'hui renforcer leurs coopérations, encore peu développées, et faire de leur association la 3e "force" du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, derrière Toulouse et Montpellier. "Si on n'est pas uni, on s'affaiblit", rappelle Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole.

Ce matin réunies en assemblée au Capitole d'Alès, les communes étaient présentes aux deux tiers pour voter le projet de territoire 2015-2020, élaboré tout au long de l'année via des ateliers en groupes. Toutes ont dit oui. 5 thèmes généraux ont été dégagés en lien avec la complémentarité des deux territoires : formation/innovation, mobilités, développement économique, très haut débit, et eau/agriculture. Pour le moment, les axes de travail restent flous, mais quelques projets concrets ont été annoncés.

Sur le contournement de Nîmes Ouest, une étude financée par les deux agglos devrait être prochainement lancée. Une portion d'autoroute permettrait de relier Milhaud et la Calmette pour éviter les bouchons nîmois. "Pour l'instant, les collectivités ne peuvent pas payer. On va peser de notre poids pour faire un partenariat public-privé. Désormais, nos agences de développement économique vendront nos projets ensemble"", a souligné Yvan Lachaud.

Concernant la recherche et l'enseignement supérieur, les deux agglos souhaitent améliorer la desserte des établissements de formation en créant en halte-gare à Hoche-Sernam, près de l'université nîmoise . Si l'idée n'est pas nouvelle, une étude a été lancée en septembre dernier par la SNCF. Egalement dans les cartons : la création d'un campus virtuel et un atlas des formations du territoire.

Reste une orientation majeure à développer : la notoriété. Il en va de l'intérêt des acteurs extérieurs pour le territoire."Le pôle est encore peu connu", rappelle Max Roustan, président d'Alès Agglo. Pour mieux communiquer, Nîmes et Alès souhaitent  organiser entre leurs deux villes un trail sportif en septembre 2016. "On a des intérêts communs. On a une palette qu'il faut faire connaître. Mais ce n'est pas une strate administrative supplémentaire", rassure l'édile.

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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