Société

GARD Dans la rue, le combat reprend contre la loi Travail

Entre 400 et 500 personnes ont manifesté ce matin à Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Entre 400 et 500 personnes ont manifesté ce matin à Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Entre 400 et 500 personnes ont manifesté ce matin à Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Après la trêve estivale, les manifestations contre la loi travail ont repris ce jeudi 15 septembre à Alès, Bagnols et Nîmes.

Les visages, banderoles et slogans avaient un air de déjà-vu pour cette treizième journée de mobilisation à Alès. En cette rentrée, et après une pause de deux mois, le combat contre la loi travail reprend du service dans les quatre coins de l’Hexagone. Si la détermination semble intacte, la situation est aujourd’hui différente : le 8 août dernier, la loi portée par la ministre Myriam El Khomri a été promulguée après l’utilisation du 49-3.

Malgré tout, les organisations syndicales ne veulent pas se résigner. « Il n’y a que les combats que l’on ne mène pas que l’on est sûr de perdre ! Les luttes, lorsqu’elles sont unitaires, peuvent aboutir à la victoire », lance Bernard Coste, secrétaire de l’union locale CGT d’Alès. Alain Perrod, pour la FSU, confirme à son tour que « rien n’est encore joué« , rappelant que « 70% des Français sont contre cette loi puisqu’elle remet en cause un grand nombre d’acquis sociaux« . Au plus fort de la manifestation alésienne, environ 430 personnes, selon les forces de l’ordre, ont déambulé dans les rues. Pour la CGT, ils étaient au moins 500.

Ce midi, à Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Ce midi, à Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

À Bagnols, 80 à 90 personnes se sont rassemblées à midi devant la Poste, lieu habituel des manifestations contre la loi Travail. Une affluence qualifiée de « pas mal » par le secrétaire de l’union locale CGT Patrick Lescure, qui a lancé lors de son discours : « nous sommes là car nous ne renoncerons jamais. » Réaffirmant que « le code du travail est le socle commun des droits minimaux des salariés et pas une marchandise négociable boutique par boutique. » « On ne lâche rien » a quant à lui lancé le secrétaire de l’union locale Pont-Saint-Esprit de FO Mustapha Benabbes avant de revendiquer « l’abrogation de la loi travail. »

Tant pis si la loi est passée au forceps, via un 49-3 : « nous allons poursuivre notre action sous toutes les formes possibles, prévient Patrick Lescure. Nous continuerons à être présents auprès des salariés par l’information, la mise en débat, l’action, à chaque fois que les entreprises tenteront de faire baisser leurs droits au profit des dividendes. » Un convoi est parti du Gard rhodanien (Pont-Saint-Esprit, Bagnols, L’Ardoise et Roquemaure) en direction de Nîmes pour grossir les rangs de la manifestation départementale. « Nous avions 53 places dans le bus, il est plein et on a dû refuser du monde pour mettre en place du covoiturage », précise Patrick Lescure.

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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Un commentaire

  1. Comme le souligne le Front National, la loi travail est une loi infâme.
    Le gouvernement, la gauche, le 49.3 … en ont décidé autrement.
    Cette loi ne répond en rien aux besoins des salariés ni des TPE/PME, bien au contraire elle est faite pour permettre aux multinationales de faire encore plus pression sur eux.
    D’inspiration libérale via UE cette loi est la loi non pas travail mais : système.
    Stop ou encore ?
    Aux électeurs de prendre leurs responsabilités -> 2017 !

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