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MUNICIPALES Nîmes : les propositions du candidat Tebib pour la culture

La tête de liste "Le choix de l'avenir", David Tebib et son spécialiste en Culture, Ariel Benfredj (Photo : Coralie Mollaret)

Facteur d’attractivité économique et de vivre ensemble, la culture a été érigée au rang de priorité par le candidat et président de l’USAM, David Tebib. 

Ce matin, la tête de liste « Le choix de l’avenir » a décliné plusieurs de ses propositions en matière de culture. Il s’est entouré d’Ariel Benfredj, directeur administratif et trésorier de l’AAMAC (Association des amis du musée d'art contemporain). Méthodiques, les deux hommes sont partis d’un constat : « Aujourd’hui, une ville culturelle est une ville vivante. Elle doit permettre d’inclure les Nîmois, d’encourager la créativité et d’être un vecteur d’attractivité économique », introduit David Tebib, soucieux de rappeler qu’à Nîmes, « 40% des habitants ont moins de 30 ans. »  

Amender les projets de l'actuel maire

D’un montant d’une trentaine de millions d’euros, le budget alloué à la culture « sera revu à la hausse », indiquent les candidats, sans toutefois en préciser le montant. Des crédits supplémentaires pour financer le catalogue de mesures proposé par David Tebib, désireux d’ériger Nîmes au rang de « capitale mondiale de la culture. » Les candidats prévoient d'amender certains projets de l'actuelle municipalité Fournier.

Avec eux, le Palais des congrès deviendrait « le Palais de la musique et des congrès » avec une salle acoustique permettant l’organisation « de concerts jazz, de musiques du monde ou de chants lyriques. » Concernant le déménagement du conservatoire aux Carmes, « c’est une mauvaise idée, soutient Ariel Benfredj. Les salles de cours ne sont pas adaptées à la pratique de la musique. Les rénover coûterait une fortune. » Autant rénover l’actuel conservatoire… 

Voilà pour la vision des projets en cours. Concernant leurs propres idées, les deux Nîmois veulent faire un effort particulier sur l’amplitude horaire des musées et bibliothèques ainsi que les tarifs pour y accéder. « Quand on sait que Carré d’art ferme à 18 heures, c’est dommage », souffle Ariel Benfredj. Cette mesure se couple à une autre, « les mercredis de la culture » avec l’organisation d’un événement culturel chaque mercredi. Mais également l’instauration de « deux heures par semaine d’éducation artistique dans toutes les écoles. » 

Deux nouvelles ferias

Aussi,  David Tebib propose de créer un centre des arts numériques à Pissevin et en centre-ville pour permettre aux Nîmois d’accéder aux œuvres de grandes expositions sans s’y déplacer… À noter l’organisation de deux nouvelles ferias : « la feria des peuples où chaque culture présente à Nîmes pourrait dévoiler ses spécialités » ainsi que « la feria des jeux vidéos avec l’organisation entre autres, de battle dans les arènes, le dimanche. » Il en faut pour tous les goûts… 

Enfin, le festival de Nîmes se verrait attribuer un côté "off" pour « permettre aux Nîmois qui n’ont pas les moyens de se payer une place de concert, de quand même faire la fête. » Pour le candidat David Tebib, la partition semble riche. Reste à savoir s’il pourra la mettre en musique sans faute note.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

1 commentaire sur “MUNICIPALES Nîmes : les propositions du candidat Tebib pour la culture”

  1. La culture à Nîmes, c’est Valade. Une vision réduite à peau de chagrin alimentée par des cercles où la cooptation et la consanguinité se télescopent et s’agrègent. C’est le règne du privé, de la privatisation. Son salon de la biographie est à ce titre un exemple probant de cet assèchement du champ des possibles, on y voit s’exprimer ce narcissisme angoissant de la bourgeoisie parisienne, cette pédanterie en pleine décomposition. Toute cette vaste imposture se met en scène sans vergogne, protégée par le carré d’art qui porte le nom d’un visionnaire qui a pris deux ans de prison avec sursis. Quel beau symbole. L’année dernière on pouvait même y apercevoir un mise en examen en tête de gondole. On oublie jamais bien sur dans ce genre d’occasion où l’on exhibe ses pulsions hégémoniques de brancher sur la manne financière que représente l’argent public, les grands amis du secteur privé. Je pense que vous ne pourrez pas faire pire. Mais bon sait-on jamais.

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