Politique

UZÈS Crise sanitaire, budget 2020 et groupe minoritaire : l’essentiel du conseil municipal

Le conseil municipal d'Uzès, mardi soir (Photo : Coralie Mollaret)

Mardi soir, dans la salle de l’Évêché, le conseil municipal a entériné le budget 2020. Un exercice financier qui porte les stigmates de la crise sanitaire.

Le temps de la campagne étant terminé, le conseil municipal dirigé par le maire, Jean-Luc Chapon, se met à l'œuvre. Ce mardi, les élus avaient du pain sur la planche avec l’examen du budget 2020. Ex-tête de liste, Christophe Cavard s’est voulu particulièrement cordial avec le premier magistrat, expliquant que son groupe était « constructif ». Et d'ajouter : « J’aimerais que l’on soit plus un groupe minoritaire que d’opposition. » Une position assez singulière pour la relever. 

Après deux mois et demi de confinement, le maire a tiré les premières conclusions de la crise du covid-19 : « On voit l’avenir de manière incertaine. Si on s’en sort bien avec 2,2 M€ d’épargne nette, nous avons perdu en recettes de stationnement puisqu’il n’a y pas les touristes (400 000€ contre 850 000€ en 2019). » Un exemple parmi d’autres auxquels s’ajoutent les dépenses imprévues liée à la crise sanitaire : « L’annulation pour les commerces de l’occupation de domaine public nous coûte de 180 000€. » 

À ce sujet, l’opposante et ex-candidate Lydie Pastre Defos du Rau formule une proposition : « Au lieu de cette exonération, certains commerçants préféreraient la possibilité de mettre quelques tables en plus sur leur terrasse. » Jean-Luc Chapon reprend de volée : « Ah bon ? On ne parle pas aux mêmes commerçants. Ceux qui ont des terrasses - et qui sont loin d'être pleines - sont heureux de cette exonération. Quand vous avez une terrasse confortable à 5 500 euros par an, vous ne la payer plus. Avec ce que vous proposez, certains commerces pourront s’agrandir et d’autres non. Ils crèveront donc deux fois plus ! » 

Hausse de la redevance d’assainissement 

De pareilles amabilités, le conseil municipal en était ponctué. Reste que l’adjoint aux finances, Thierry de Seguins-Cohorn, s'est frayé un chemin entre ces joutes pour exposer le budget 2020. L’exercice financier présente ainsi une section en fonctionnement de 15 M€ et 9,9 M€ en investissement. Si les impôts locaux restent stables, la commune a en revanche décidé d’augmenter la redevance d’assainissement. L’élu d’opposition Jérôme Maurin objecte : « Sauf erreur de ma part, en trois ans cette redevance a grimpé de 50%. Or, ce budget présente de l’excédent. »

Le maire le concède, justifiant toutefois : « Ça représente une hausse de 5 € pour une consommation normale. Mais il faut savoir que nous faisons énormément de travaux et qu’à chaque fois que l’on goudronne une rue, nous refaisons les réseaux. Par ailleurs, nous devons prévoir l’avenir avec la rénovation de notre station d’épuration. » Concédant alors d'être « un peu taquin », Christophe Cavard réagit : « Oui, effectivement, on a vu beaucoup de travaux... Tellement que la logique voudrait qu’une partie de ce coût soit imputé aux comptes de campagne. » Et de changer de sujet en demandant, dans la foulée, qui financera le fonctionnement de la future salle de spectacle l’Ombrière. 

« Taquin à son tour », Jean-Luc Chapon explique que « la compétence culture relève de la communauté de communes du pays de l’Uzège. Vous n’avez peut-être pas bien regardé les statuts ! » La municipalité a annoncé la construction d’un parking à proximité du site pour 557 000 €, dont 50% pris en charge par ladite communauté de communes. « C’était cohérent de faire ça, a insisté le premier adjoint, Fabrice Verdier, destiné à présider la communauté de communes. Cette mutualisation permettra aux habitants du territoire de se garer et d’accéder ainsi aux différents équipements. » 

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com

* Le budget 2020 a été voté à la majorité avec cinq abstentions. 

 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

1 commentaire sur “UZÈS Crise sanitaire, budget 2020 et groupe minoritaire : l’essentiel du conseil municipal”

  1. Fabrice Verdier le prototype de l’opportuniste qui n’a plus envie de travailler en dehors de la politique. Pourra-t-il toujours faire le grand écart? Il est vrai que lorsqu’on n’a pas de convictions si ce n’est celles de conserver des places éligibles et les rémunérations afférentes…tout est possible.

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