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FAIT DU JOUR Le bonbon Haribo Croco fête ses 40 ans cette année

Marina Maurin, responsable du musée et de la boutique Haribo d'Uzès, entourée de Lionel Schwartz, directeur du retail et e-commerce, et de Marie-Pierre Siret, manager Recherches et développement, célèbrent cette année les 40 ans du bonbon Croco. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Cette année, la marque Haribo fête ses 100 ans d'existence mais aussi les 40 ans d'un de ses plus célèbres bonbons : le crocodile. Pour marquer le coup, un petit nouveau va faire son entrée dans les rayons : le croco baby. Et le musée Haribo d'Uzès a mis en place des animations spéciales cet été pour l'anniversaire.

Saviez-vous que 1 000 "Crocos" sont mangés chaque minute en France ? Le bonbon gélifié est la 6e confiserie la plus achetée en France en 2020. Pas moins de 2 millions de foyers français en ont achetés en 2019. Avec son ventre mousseux et son dos translucide aux couleurs vives, cette petite douceur a su séduire les consommateurs au fil des années. Exclusivement produit et vendu en France, le bonbon Croco est passé de 630 tonnes produites en 1994 à 5 161 tonnes en 2019, chiffre "Haribo cumul".

Avant lui, ont été mis sur le marché la fameuse fraise Tagada en 1969, les Chamallows en 1971 ou encore les Dragibus en 1973. À sa naissance à Marseille, le Croco arborait les couleurs boliviennes : jaune, rouge et vert. En 2011, un nouveau membre de la famille a fait sa place sur le marché de la confiserie : le Croco P!k et son goût acidulé. En 2014, les Crocos bleu et orange ont aussi fait leur apparition dans les paquets.

Chaque couleur de bonbon = un goût différent. Lesquels ? Secret de fabrication...

En bon quadra, le Croco a agrandi la famille cette année avec l'arrivée du Croco baby. On pourra le voir dans tous les rayons très bientôt. Un peu moins culpabilisant pour ceux qui travaillent leur summer body puisqu'il contient 30% de sucre en moins (remplacé par de la fibre de maïs) et ne mesure que 3 cm. Le tout sans colorant artificiel ni édulcorant. Et pour ceux qui se posent la question, chacun a un goût différent, tout comme les Dragibus. Mais c'est classé top secret. Ça laisse la place aux spéculations et aux débats gustatifs construisant le mythe Haribo. On sait juste que les croco bleu et verts, par exemple, doivent leur robe éclatante à la spiruline. Toutes les couleurs sont avivées par des concentrés de fruits ou de plantes.

Pour fêter les 40 ans du Croco, Haribo a sorti un petit nouveau dans la gamme : le croco baby. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Quant à la sensation moelleuse, elle est rendue possible par la gélatine qui a souvent fait l'objet de controverse car elle est d'origine animale. "Il n'y en a pas dans les réglisses ni les dragibus. Mais c'est ce qui donne le côté translucide. Il n'y a pas d'équivalent végétal avec le même résultat", explique Marie-Pierre Siret, manager "Recherches et développement" à Haribo.

"Les crocos, ça nous fait directement penser au Nîmes Olympique"

Pas de quoi déranger Sandrine et Pascal, venus de Lunel pour visiter le musée du bonbon uzétien, qui ont apposé une symbolique assez particulière sur le Crocodile... qui pourrait irriter plus d'un supporter nîmois : "Les Crocos, ça nous fait directement penser au Nîmes Olympique. Nous, on est pour Montpellier. Alors quand il y a un match où les deux équipes se rencontrent, on achète un paquet de crocodiles et on les croque méchamment en imaginant que c'est les Nîmois. On les étire, les étripe, les déchiquette", racontent-ils en riant. Est-ce qu'en général les Nîmois perdent quand ils font ce petit rituel leur demande-t-on. "Ha, bah, généralement oui", répliquent-il. Oui, on tend le bâton pour se faire battre...

La dégustation est plus soft chez Fabien et Stéphanie et leurs deux enfants : "Moi je mange d'abord la partie haute avec les couleurs puis le blanc", assure leur fils, Victor. Pour le reste de la famille, c'est d'abord la queue puis la tête. Et personne n'arrivera à se mettre d'accord sur quelle couleur est la meilleure. "C'est généralement des bonbons qu'on choisissait à la boulangerie quand on était petit. Mais c'est un truc qu'on aime toujours faire quand on est grand", avoue le papa.

Pour les 40 ans croco, le musée Haribo d'Uzès a mis en place des animations à l'entrée du site. Petits et grands pourront prendre des photos avec les deux mascottes de la marque : l'ours d'or et Harry boy. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Pour respecter le protocole sanitaire lié au covid-19, l'accès au musée est limité à 200 personnes en même temps. Soit 50% de fréquentation en moins pour le site. Afin de faire patienter les visiteurs, le musée organise des animations à l'extérieur : dégustation de bonbons (dont les fameux crocodiles) et instants photos avec les mascottes Haribo : l'Ours d'or et Harry boy.

Le musée du bonbon Haribo ouvert en 1996

Avec 16 usines (dont une à Uzès), approvisionnant plus de 100 pays, Haribo est l'une des marques les plus connues de la confiserie moderne. C'est Hans Riegel qui, âgé de 27 ans, a lancé la société Haribo (contraction de HAns RIegel BOnn) en 1920 dans la banlieue de Bonn, en Allemagne. En 1967, l'enseigne s'ouvre sur le marché français et acquière des parts de l'usine de confiserie marseillaise Lorette. Elle se renomme ainsi Haribo-France S.A. C'est en 1987 que cette société fusionne avec Ricqlès-Zan, fabrication fondée en 1862 à Uzès et qui est basée sur un ancien moulin !

À l'entrée du musée, les visiteurs ont le droit à une petite dégustation de bonbons. (Marie Meunier / Objectif Gard)

En 1996, la marque a inauguré un nouveau lieu consacré aux bonbons : le musée Haribo d'Uzès. Il se répartit en quatre espaces muséographiques : l'histoire, la publicité, la mise en éveil des sens et la salle de la machine magique, qui vous permettra de gagner vos bonbons préférés. Il suffit de mettre un jeton et la mécanique se mettra en route.

Dans la salle des machines, mettez un jeton pour avoir vos bonbons préférés. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Ne manquez pas non plus les affiches et les plaques émaillées d'époque des dessinateurs Cassandre, Poulbot ou Cappiello qui ont œuvré pour les marques Florent, Zan et Car. Dans les pubs, on faisait référence à l'univers enfantin des cirques et des guignols pour vendre. Et pour les plus grands, il fallait déceler les clins d’œil historiques. Si vous regardez bien, vous verrez Napoléon en amateur de réglisses Florent et les soldats réconfortés par des bâtons de réglisse Perdrix.

À la fin de la visite, saut obligatoire par la boutique du musée Haribo, refaite en janvier. Vous pourrez y trouver les fameux "baby crocos" en exclusivité et aussi près de 250 références de produits de la marque.

Marie Meunier

Musée du bonbon Haribo - Pont des Charrettes 30700 Uzès. Renseignements au 04 66 22 74 39 ou à accueil.musee@haribo.com. Tarif adulte : 8 €, réduit : 7€ et enfant : 6€. Le musée est ouvert tous les jours en août de 10 à 20h. 

Le port du masque est obligatoire. Il faut tenir les distances de 1 m entre chaque personne. Du gel hydroalcoolique est disponible à l'entrée.

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