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NÎMES Le retour du denim à Nîmes n’a jamais été aussi proche

ADN Place de la Calade pour une démonstration de tissage (Photo Archives Anthony Maurin).

L'origine du projet est noble : tisser à nouveau la toile denim à Nîmes. C'est le rêve fou des Atelier De Nîmes qui ont lancé il y a une paire d'années une cagnotte en ligne.

Nous sommes en 2018 et ADN lance la cagnotte. La société a besoin de 20 000 euros pour relocaliser la production de jean à Nîmes. La société obtient plus de 28 000 euros car 252 contributeurs ont eux aussi le rêve de voir à nouveau la célèbre toile tissée à Nîmes.

" Malgré une année compliquée nous avons une excellente nouvelle à partager ! Depuis quelques jours, notre métier à tisser fonctionne et nous sommes enfin arrivés à tisser les premiers mètres de notre tant attendue toile denim de Nîmes, rappelle l'équipe ADN. Bien sûr, Il nous reste encore quelques réglages pour produire une toile d’une qualité optimale, mais nous sommes déjà très contents du résultat. Voir que nos efforts ont enfin payé nous redonne une motivation extrême."

"Nos efforts à tous, puisque sans vos efforts à vous, chers contributeurs, nous n’y serions pas arrivés. Nous tenions donc à partager avec vous en premier, notre joie d’avoir réalisé notre rêve. Vos jeans n’ont jamais été aussi près d’être fabriqués. Nous vous souhaitons de passer de très bonnes fêtes et nous vous tiendrons informés très prochainement", détaillent les gérants.

Mais remontons le fil de l'histoire car avant l'été, au sortir du déconfinement, l'équipe visait déjà la situation actuelle. " Vous nous avez fait confiance en participant à notre campagne de crowdfunding qui a eu lieu il y a maintenant deux ans. C’est une bonne occasion pour nous de vous remercier à nouveau, de vous expliquer en détail la situation dans laquelle nous sommes et la raison du retard de vos compensations tant attendues. "

Et pour cause, après avoir surmonté les grèves de 2019 qui ont fortement impacté son activité, l'équipe était parvenue en début d’année à concrétiser une partie de ses rêves en faisant tourner un de ses métiers à tisser mécanique dans ses ateliers. Hélas, une pièce cassée, une livraison interminable de bobines et un confinement ou deux plus tard, les problèmes se sont accumulés sans omettre le jour où la filature du Tarn, à Brassac, chez qui ADN s'approvisionnait, a brulé début avril. Aux difficultés techniques s’ajoutent maintenant les difficultés financières engendrées par presque deux mois d’arrêt et une probable baisse de l’activité après le déconfinement.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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