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AU PALAIS « À chaque fois que je conduis, à chaque fois je me fais prendre », regrette le chauffard sans permis

Le tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Le tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Le tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard

En l’espace d’un an, Kévin, un Nîmois de 26 ans, a été contrôlé quatre fois au volant de différentes voitures alors qu’il n’a jamais passé le permis de conduire. Pour ne rien arranger, il était sous l’effet de stupéfiants.

« Vous avez fait l’objet de beaucoup de mansuétude », rappelle le président du tribunal correctionnel de Nîmes, Jean-Pierre Bandiera. En effet, lors des trois premiers contrôles routiers en février, octobre et novembre 2020, Kévin s’en est toujours bien sorti. Mais le dernier contrôle du 19 avril, alors qu’il conduisait sur une route de la commune d’Aubord sans permis de conduire, sans assurance, sous l’emprise de cannabis et de cocaïne, tout en donnant l’identité d’un autre, lui a été fatal. Les trois premiers contrôles n’étaient guère plus glorieux : délit de fuite en février, excès de vitesse en octobre, conduite dans une rue en sens interdit en novembre…

« Je reconnais les faits », indique tout de suite Kévin qui précise être en train de passer le permis. « Par contre, j’ai vraiment besoin qu’on me mette une obligation de soins pour les stupéfiants. Je suis comme un petit enfant, si vous ne m’y obligez pas, je n’y arriverais pas », explique le chauffard qui travaille dans la livraison de repas à domicile. À vélo, précisons-le. Si le juge prend acte de toutes ses bonnes intentions, il tente de comprendre pourquoi le jeune homme persiste à prendre la route : « À chaque fois que je conduis, à chaque fois je me fais prendre », semble regretter le Nîmois.

« C’est un délinquant de la route qui n’a pas compris qu’on lui avait fait des faveurs. Vous êtes en train d’aller droit dans le mur », intervient Stanislas Vallat, le procureur qui requiert un an de prison dont 4 mois avec sursis, 6 mois supplémentaires pour la prise du nom d’un tiers, une interdiction de conduire pendant deux ans et une amende de 500€. Le tribunal est plus clément : 12 mois dont 9 avec sursis et 60 jours amendes à 8€ pour la prise du nom d’un tiers. Kévin devra passer le permis et régler 250€ d’amende. « C’est une mesure particulièrement indulgente. C’est la dernière fois que vous avez la possibilité d’éviter une longue incarcération », avertit le juge.

Tony Duret

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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