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EXPRESSO Le communiste Patrick Malavieille toujours sur le Pont… du Gard !

Patrick Malavieille, maire de La Grand Combe et chevalier de l'ordre des arts et des lettres (Photo Tony Duret/Objectif Gard)
Patrick Malavieille, maire de La Grand Combe (Photo Tony Duret/Objectif Gard)

Le vice-président à la Culture du Département devrait sans grande difficulté être reconduit à son poste de président du site du Pont du Gard. Le conseil d’administration est prévu le 9 novembre.

Patrick Malavieille fait partie de ces élus « incontournables ». Incontournable d’abord par sa culture, son esprit et son travail. Réélu conseiller départemental sur le canton de La Grand’Combe, Patrick Malavieille a été reconduit à son poste de vice-président à la Culture. L’édile va pouvoir reprendre ses dossiers là où il les a laissés et en mettre de nouveau sur la table comme le financement des écoles de musique. Un vaste chantier.

Mais ce n’est pas tout : Patrick Malavieille jouit d’une « dérogation » de la présidente du Département, Françoise Laurent-Perrigot. Au vu de sa majorité étoffée - passant de 22 élus sous la précédente mandature à 28 - la présidente socialiste a édicté un nouveau principe : un seul mandat par élu. Sauf que Patrick Malavieille sera l'exception à la règle, en poursuivant sa présidence à l’EPCC Pont du Gard. « Les élus départementaux du conseil d’administration ont déjà des délégations. La mienne étant à la Culture, au patrimoine et aux grands sites, on peut estimer que le Pont du Gard entre dedans », commente le chouchou.

Patrick Malavieille préfère en plaisanter : « Dans cette affaire, je n’ai aucun intérêt particulier. C’est une fonction non rémunérée, je n’ai pas d’enfant à y caser et électoralement, ce n’est pas mon territoire ». On a vérifié : tout est vrai. Il le fait en réalité par passion. Celle de moderniser un site vieux de 2 000 ans, reconnu au patrimoine mondial de l’Unesco et joyau du territoire gardois. Cette mission lui a été rendue possible par l’aval de l’ancien président du Département, Denis Bouad, et du directeur général du monument, Sébastien Arnaux, qui l’accompagne depuis lors.

À son actif, le communiste peut s’enorgueillir d’avoir permis au Département, pris financièrement à la gorge, d’avoir réalisé des économies. La subvention de fonctionnement est passée de 3,5 M€ à 2M€. Pour se faire, le président a édicté une nouvelle grille tarifaire tout en proposant la gratuité au moins de 18 ans et a aussi modifié les manifestations proposées. Des chantiers conduits sous le sceau « d’une présidence apaisée » : « mon but était de mettre de l’huile dans les rouages plutôt que sur le feu », glisse Malavieille.

Aujourd’hui, d’autres défis restent à relever : le renouvellement du label grand site, la mise à niveau de la muséographie, la restitution des carrières et du vieux moulin… Un nouveau camarade pourrait intégrer l’équipe, en la personne de Christophe Galle, l'actuel directeur des routes du Département. « Ce n’est pas officiel mais il ferait un très bon directeur adjoint », plaide Patrick Malavieille, relevant avec humilité que « nul n’est irremplaçable. Le Pont du Gard était là avant nous, il le sera après nous ». 

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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