Le projet est né d'une expérience vécue personnellement par Grégory Teissier. Issu du monde de l'immobilier, notamment dans la maîtrise d'œuvre d'exécution, il n'avait pas trouvé de place pour son fils il y a environ deux ans. "Quand j'ai eu mon fils, je n'ai pas trouvé de place. C'est de là que j'ai eu l'idée de créer des micro-crèches que j'ai appelées Graines d'ange"
Les deux établissements offrent une surface d'environ 150 m², dont 90 m² réservés aux enfants. La structure de Bouillargues dispose d'une terrasse loggia de plus de 35 m², tandis que celle de Caveirac bénéficiera d'un jardin de plus de 80 m². À plein régime, chaque crèche fonctionnera avec quatre équivalents temps plein, une directrice, une auxiliaire de puériculture et des animatrices d'éveil, complétés par une cinquième personne à mi-temps partagée entre les deux sites pour les moments forts de la journée ou les remplacements.
Un fonctionnement pensé pour les parents qui travaillent
L'offre proposée aux familles repose sur des forfaits jour, d'un à cinq jours par semaine. La micro-crèche fournit l'ensemble des besoins de l'enfant, repas, goûter, couches, produits d'hygiène, jouets et activités, à l'exception du lait maternel. Un accueil extrascolaire est également proposé pour les enfants de quatre à six ans, les mercredis et pendant les vacances scolaires.
Sur le choix de l'emplacement, Grégory Teissier explique avoir d'abord cherché sur Nîmes ou en première couronne, avant de se heurter à une contrainte réglementaire de poids. "À Nîmes, c'est très compliqué d'ouvrir des micro-crèches par rapport au PPRI, qui couvre pratiquement plus de la moitié de la ville. Les zones où on pourrait potentiellement ouvrir sont difficiles à trouver avec des locaux et des extérieurs accessibles." Bouillargues et Caveirac se sont imposées par leur position stratégique, au croisement de flux importants de circulation et à proximité de zones d'activité tertiaire. À Caveirac notamment, l'établissement se situe en plein passage, avec environ 30 000 véhicules par jour à proximité. "L'idée, c'est d'apporter une solution assez rapide aux parents sans qu'ils aient à se garer et partir en courant."
Une demande déjà soutenue
Depuis l'ouverture du 7 avril, dix contrats sont déjà signés à Bouillargues, pour une trentaine de demandes reçues au total. Un succès que Grégory Teissier explique notamment par la zone de chalandise couverte par l'établissement, qui dépasse largement le centre de Bouillargues. "J'ai des parents qui viennent de Marguerittes, d'autres de Nîmes parce qu'ils travaillent dans toutes les zones tertiaires qu'on peut avoir dans le coin."
Les deux ouvertures, initialement prévues à des dates différentes, se sont finalement rapprochées en raison d'un retard de chantier sur le site de Caveirac, visité pour la première fois en juillet 2024 alors qu'il n'était encore qu'un plancher brut. Un contretemps qui a conduit l'entrepreneur à mener les deux projets de front, avec la rédaction de l'ensemble des projets d'établissement, projet d'accueil, projet de développement durable et projet pédagogique.
Côté construction, une attention particulière a été portée aux matériaux à faible impact environnemental, peintures, isolants et sols, un point sur lequel Grégory Teissier insiste comme une valeur ajoutée de ses établissements, en plus de l'épanouissement, l'apprentissage et la bienveillance qui guident le projet pédagogique.