Objectif Gard : Quelle émotion avez-vous ressentie après l’inauguration de la place Damien-Alary ?
Michel Fougairolle : Il y a eu beaucoup d’émotion, surtout en retrouvant tous ses amis, comme Joseph Blanchet, l’hydrogéologue qui a trouvé la faille où l’eau a jailli à Pompignan. C’était une découverte majeure : aujourd’hui, on revend même de l’eau à la commune voisine ! Personne n’aurait cru qu’on trouverait de l’eau ici, dans ce désert où ne poussent que le thym et la lavande. Sans Damien Alary, qui a poussé ce projet pour la commune, on n’aurait jamais pu développer Pompignan.
Quelle était votre relation avec Damien Alary ?
Mes parents et les siens étaient voisins. Son père, agriculteur-viticulteur, et le mien viticulteur et ils se dépannaient mutuellement. On s’entraidait pour atteler les charrues, c’était la vie de village : conviviale, chaleureuse. On a voulu garder cette authenticité. Damien, c’était un homme proche, un vrai fils du pays.
Est-ce qu’il vous a donné le goût de la politique ?
Oui, sans aucun doute. Je l’ai vu évoluer, et ça m’a inspiré. J’ai d’abord suivi la voie du syndicalisme viticole, en devenant président des Jeunes Agriculteurs du Gard. Ensuite, j’ai été élu avec l’ancien maire, Rémi Alary, puis avec Claude Reynard, qui a succédé à Damien Alary quand il a dû quitter ses fonctions de maire à cause du cumul des mandats. C’est une histoire de transmission.
Quels sont les chantiers en cours pour votre deuxième mandat ?
On est en train de refaire la toiture de l’école et de la mairie, ainsi que l’assainissement. On vient de regoudronner les rues et les chemins du village, et on répare un chemin abîmé par les intempéries. Pour une petite commune comme la nôtre, les chantiers s’enchaînent : la station d’épuration, qui coûte entre 2 et 2,5 millions d’euros, est notre priorité. On attend que l’État suive.
Où en est le PLU ? Voulez-vous agrandir la commune ?
Pour l’instant, tous les permis de construire sont bloqués tant que la station d’épuration n’est pas reconstruite. Une fois qu’elle sera opérationnelle, on mettra le PLU en conformité avec la communauté de communes, et on pourra relancer les permis. L’objectif, c’est aussi de lancer une étude pour refaire la cantine et aménager la cour des écoles. On va organiser un concours d’architectes.
La venue des élus peut-elle accélérer les chantiers ?
Bien sûr, ça permet d’avoir des relations pour faire avancer les dossiers. Avec Carole Delga, par exemple, on se connaît depuis très longtemps. Ces liens aident à débloquer des situations.
Quel est votre objectif pour la fin de ce mandat ?
Terminer la station d’épuration, c’est le gros chantier. À Sumène, ça a pris 20 ans… Nous, on a déjà les études, on a même l’accord de la DDTM pour le premier réseau d’assainissement. La station, ce sera un très beau projet. Et si les élus peuvent nous donner un coup de pouce, tant mieux !