Depuis près de quarante ans, la CCTC applique une politique ambitieuse de gestion de l’eau et de l’assainissement. Le caractère littoral du territoire et les afflux de population liés au tourisme selon les saisons, imposent des exigences élevées en matière de sécurisation des ressources.
À compter du 1ᵉʳ juillet 2026, Suez poursuivra son accompagnement de la collectivité pour assurer un service de qualité aux usagers, tout en plaçant l’assainissement au cœur de la transition écologique locale. Le contrat, signé ce lundi 26 janvier par Robert Crauste, président de la Communauté de communes Terre de Camargue, et Antoine Bréchignac, directeur régional de Suez pour les activités Eau en Occitanie, repose sur un cahier des charges précis, avec des objectifs définis par la collectivité.
Depuis plus de dix ans, la CCTC et son délégataire ont fait de la réduction des pertes en eau un axe majeur de leur action, pour limiter l'usage des ressources du Rhône, partagée par de nombreux territoires, et l'affaiblissement de ses réserves en eau.
Le nouveau contrat prévoit la poursuite de ces efforts, avec un objectif de rendement des réseaux supérieur à 89 % en fin de contrat. À la clé, une économie estimée à près de 1,45 million de m³ d’eau, soit l’équivalent de six mois de consommation des habitants du territoire. Près de 800 000 euros seront investis par Suez dans la recherche de fuites, l’inspection renforcée des réseaux et le pilotage de la pression de l’eau. De même, la réutilisation des eaux usées traitées sera un élément important du processus.
Un programme spécifique sera déployé pour protéger le champ captant des Baïsses, à Aimargues, qui couvre près de 50 % des besoins en eau de Terre de Camargue. Des actions de surveillance de la nappe phréatique permettront d’anticiper tout risque de dégradation de la qualité de l’eau ou de remontée des eaux salées.
Le milieu lagunaire du Grau-du-Roi, classé en zone Natura 2000 et situé au cœur d’un territoire labellisé Grand Site de France, constitue un réservoir de biodiversité majeur. Dans ce cadre, Suez s’engage à limiter l’impact de ses activités d’assainissement sur ces écosystèmes sensibles.
Afin de lutter contre l’eutrophisation des lagunes, responsable du développement excessif d’algues et de la diminution de la biodiversité, un programme ambitieux de restauration sera engagé. Il prévoit la réhabilitation de 20 hectares de lagunes en aval de la station d’épuration, avec pour objectif de réduire la prolifération des algues et de recréer des habitats végétalisés favorables au retour de la faune et de la flore.
L’amélioration de la qualité écologique du plan d’eau fera l’objet d’un suivi sur trois ans. En préservant cette zone humide, Terre de Camargue et Suez entendent faire de l’assainissement un levier d’adaptation au changement climatique, au service des habitants et de leur environnement.
À ce jour, aucun dépassement des seuils réglementaires relatifs aux PFAS n’a été détecté sur le territoire. Toutefois, afin d’anticiper les évolutions réglementaires et sanitaires, un programme de suivi des micropolluants et des substances per- et polyfluoroalkylées sera mis en place dès 2026.
Enfin, une attention particulière sera portée à la teneur en calcaire de l’eau. Des premiers travaux permettront de mieux équilibrer le mélange des ressources du territoire, afin d’améliorer le confort des usagers dans les secteurs les plus concernés.