"Comme l'an passé, nous entamons l'année sans budget de l'État définitivement approuvé", a débuté Stéphan Maurin, président du Parc national des Cévennes, après avoir adressé ses voeux aux participants, ce jeudi à Florac. Première conséquence, sans grande incidence, aucun verre n'a été partagé à l'issue de la cérémonie, après un rappel à l'ordre du contrôleur budgétaire suite au pot qui fut offert l'année précédente.
Après s'être félicité de la reconduction de la charte du Parc, le 13 novembre dernier, Stéphan Maurin est revenu sur une année "marquée par une remise en cause très forte du modèle des parcs nationaux : inspections sur les moyens, rapport du Sénat..." Stéphan Maurin s'est réjoui de la mobilisation "des onze parcs nationaux qui ont su défendre avec force, conviction et dignité nos établissements publics, leur utilité et surtout leur ancrage territorial, au service des habitants et des élus".
Alors que 2025 a vu les 10 ans de la marque Esprit Parc national, le Parc national des Cévennes s'est aperçu, à cette occasion, qu'il est le parc qui compte le plus grand nombre "de prestataires et de produits marqués".
La reconduction de la charte, en novembre dernier, a donné lieu à 13 recommandations, sur lesquelles est sommairement revenu Stéphan Maurin. "Je souhaite m'arrêter sur celle qui me paraît la plus fondamentale et la plus transversale : changer notre manière d'aborder les sujets pour sortir des clivages, des postures, de l'opposition stérile, et aller vers la construction collective." En laissant ainsi aux locaux "la responsabilité d'inventer de nouvaux modèles de développement".
Le président du Parc a aussi annoncé un travail mené en commun, avec le BRGM, l'École des Mines et le CNRS, sur les ressources en eaux souterraines du mont Lozère, bien qu'il soit granitique et non calcaire, qui pourrait démarrer dès 2026. Il a aussi souligné que 2026 était l'année des "parcours et des éleveurs pastoraux" au niveau mondial (Objectif Gard y reviendra prochainement). "Nous mettrons en lumière ce métier essentiel, avec un temps fort prévu en septembre".
"Enfin, a conclu Stéphan Maurin, le combat politique pour la préservation du modèle des parcs nationaux n'est pas terminé (...) La volonté légitime de faire des économies ne doit jamais être aveugle aux bénéfices immenses que nos établissements publics apportent au territoire".