Lors d’une réunion organisée vendredi 3 avril en mairie, les acteurs locaux ont exprimé leur "profonde incompréhension" face à cette possibilité, soulignant que "l’intérêt supérieur des enfants doit demeurer le principe fondamental guidant toute décision relative à l’organisation scolaire". Plusieurs indicateurs plaident en effet pour le maintien des moyens actuels, afin de garantir un enseignement de qualité.
L’école Paul Langevin, qui compte six classes, accueille un public socialement en difficulté, comme en témoigne son indice de position sociale (IPS) de 76,4, très inférieur à la moyenne départementale (102,6). Cet indicateur place l’établissement en avant-dernière position parmi les écoles du secteur Alès 2.
Des besoins éducatifs particuliers et une gestion complexe
Treize élèves de l’école présentent des besoins éducatifs particuliers, dont douze bénéficient, ou sont en attente, d’une notification Maison Départementale des Personnes Handicapées, et trois attendent une place en Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire. Un élève est également en attente d’une place en Institut Médico-Éducatif. Ces éléments, selon les acteurs locaux, justifient d'ailleurs un classement en Réseau d’Éducation Prioritaire pour l’école, afin de mieux répondre aux défis éducatifs et sociaux auxquels elle est confrontée.
Une mobilisation déjà victorieuse en 2022
En 2022, une mobilisation similaire avait permis de sauver une classe de l’école. L’Association des Parents d’Élèves, qui a déjà adressé plusieurs courriers pour exprimer son désaccord, réaffirme sa détermination : "Nous restons mobilisés et déterminés à faire entendre notre voix, et nous ferons le nécessaire pour défendre au mieux les intérêts de tous les élèves."
La fermeture d’une classe aurait des conséquences directes sur la qualité de l’enseignement, le bien-être des enseignants et l’avenir des enfants. "Nos enfants méritent un environnement où ils peuvent s’épanouir, apprendre et grandir dans les meilleures conditions possibles", rappellent les parents et la municipalité, dont le maire est par ailleurs professeur en lycée professionnel à Alès.
Lien de la pétition ICI