Plus que quatre murs, un "enjeu de société". Pour sa première réunion publique à thème, un format qui devrait devenir mensuel, le député RN de la 4ᵉ circonscription du Gard, Pierre Meurin, a invité son confrère parlementaire Frédéric Falcon, de la 2ᵉ circonscription de l'Aude, pour parler logement. Quelques minutes après les annulations par le Conseil constitutionnel de la suppression des Zones à faibles émissions (lire ICI) et de l'assouplissement des règles sur l'artificialisation des sols, les deux députés ont dressé un "diagnostic de ce qui ne va pas" sur l'"écologie punitive" structurelle en France : "Nous sommes sur une société à deux vitesses, avec un déséquilibre : un accès à la propriété en panne et une crise du logement qui n'en finit plus", attaque le parlementaire de Narbonne.
"Créer un choc d'offres"
Le référent du parti à la flamme sur les sujets de logement et d'immobilier condamne l'objectif d'ici à 2050 de Zéro artificialisation nette des sols inscrit dans la loi "Climat et résilience" 2021 : "Ce calendrier paralyse les mairies et réduit la possibilité de construire sur de nouveaux espaces. Pourtant, nous n'avons construit que 273 000 logements neufs en 2024 alors que les besoins estimés sont à 400000".
Celui qui avait déposé une proposition de loi supprimant les contraintes en performance énergétique pour la location de logements souhaiterait désormais une "réflexion" sur la réduction des délais d'instruction d'un permis de construire "afin de créer un choc d'offres et inciter à louer trois millions de logements vides".
Un marché à plusieurs étages
Bien que le député de l'Aude souhaite un "assouplissement" de la loi SRU - qui incite les communes de plus de 3 500 habitants à proposer 20 % de logements sociaux sous peine d'amende -, il se dit "non hostile" au logement social. Il pointe néanmoins du doigt une "pression exercée par l'immigration et ses 400 000 à 500 000 entrants par an".
Le fondateur d'entreprise de conseil en investissement immobilier rappelle qu'avec ses 8,4 milliards d'euros, soit trois fois le PIB, l'immobilier représente 60 % du patrimoine des ménages français. Ses 90 milliards de rentrées fiscales annuelles en font aussi l'actif le plus taxé en France.