Seule en lice, dimanche dernier, la liste conduite par Jean-Marie Gilles a récolté 452 voix sur les 557 votes enregistrés. La participation s'élevait à 50,87%. Une semaine après, et alors que 4,5% des communes françaises doivent passer par un second tour ; s'est donc tenu le conseil municipal d'installation. C’est Sylvie Rossignol-Put, première adjointe sortante, qui s’est exprimée en premier. Cette dernière a choisi de quitter sa fonction d'élue communale, « sans rien regretter », forte d’« une expérience passionnante et d’une incroyable richesse ».
Sylvie Rossignol-Put a retracé un engagement de plus de trente ans au service de Vallabrègues, commencé dès les années 1990 avec son implication dans la vie associative, en tant que présidente de l’APE et de l’Association de l’environnement, « créée grâce à Jean-Marie Gilles qui a su mobiliser en quelques heures le village contre le projet d’installation de Saria - entreprise d’équarrissage - sur la commune ». Avec une émotion toutefois contenue, la Vallabrégante, élue depuis 2008, a égrené un parcours marqué par « l’engagement, le travail », mais aussi « l’enthousiasme » et « l’humain […] au cœur de notre commune », « une œuvre de travail d’équipe, un travail d’intelligence collective ». Parmi les projets qu’elle a portés ou accompagnés, elle a notamment cité « le zéro phyto sur l’ensemble de la commune », « la concrétisation du jardin partagé », « la mutuelle communale », le développement du tri sélectif, les actions de développement durable, ou encore « la maison des services […] avec toute la recherche de professionnels de santé » etc.
« Viser un lien social fort »
Elle a également rappelé son investissement, « presque tous les jours et même les jours fériés », malgré parfois « des frictions » et « des divergences », mais toujours avec l’objectif de « viser un lien social fort ». Évoquant la communauté de communes, « la participation au conseil et au bureau de la CCBTA [a été] une riche expérience », a-t-elle souligné, avant de regretter que Vallabrègues ait perdu un représentant. Et la même de tacler : « Je ne remercie pas les élus de Beaucaire pour avoir été responsables de ce choix ». Sylvie Rossignol-Put a conclu en déposant symboliquement les clés de la mairie sur la table du conseil, passant ainsi le relais aux nouveaux élus et les appelant à agir « sans jamais privilégier l’intérêt individuel. » Jean-Marie Gilles a clos cette séquence en saluant le travail accompli par sa (désormais) ex-première adjointe.
« Nous avons un bon programme »
La séance s'est poursuivie avec l'élection du maire, sous la présidence de la doyenne de l'assemblée, Éliane Lacroix. Seul candidat : Jean-Marie Gilles. Âgé de 71 ans, il a été réélu à l'unanimité par les conseillers municipaux - 15 suffrages exprimés - et donc officiellement installé dans ses fonctions de maire pour un quatrième mandat. « Le dernier », a-t-il assuré. Quatre adjoints ont également été élus, un vote là aussi à bulletin secret : Jean-Marie Raymond en première position, suivi d'Éliane Lacroix, Francis Valat et Florence Girard-Martinez. « Assisté de mes adjoints et de toute mon équipe, je m'efforcerai de mener à bien tous nos projets pour la mandature 2026-2032 », a déclaré le premier édile vallabrégant.
Et le même d'énumérer ces projets : la phase 1 du parking de l'îlon, un « chantier d'importance [qui] sera présenté à la population lors d'une réunion publique » ; le circuit des vanniers, le traitement du fer et du manganèse à la station d'eau potable, l'isolation du bâtiment mairie-école, « et plus si nous restons dans le budget ». « Il va sans dire que nous ne pourrons pas tout faire en même temps, a-t-il poursuivi. Ne perdons pas de vue que nous sommes les représentants de tous les citoyens et non pas de quelques-uns d'entre eux. Dans le même ordre d'idées, il nous faudra encourager et soutenir la vie associative [...] Nous avons un bon programme et nous partageons la même volonté de le voir aboutir. »