Le sénateur socialiste gardois sortant Denis Bouad a officialisé ce jeudi sa candidature à la prochaine élection sénatoriale prévue le 27 septembre prochain. Après « un temps de réflexion et de nombreux échanges avec des élus, des militants et des acteurs du territoire », l’ancien président du Conseil départemental entend repartir au combat pour conserver le seul siège parlementaire de gauche dans le Gard.
« Ce siège est précieux. Il porte une voix : celle des communes, des services publics, de la justice sociale et de la solidarité territoriale », insiste Denis Bouad dans une déclaration où il défend le rôle de la gauche au Sénat. Dans un contexte politique national qu’il juge marqué par « une droite sénatoriale toujours plus conservatrice » et « un pouvoir central qui éloigne les décisions des réalités locales », le sénateur appelle au rassemblement de toute la gauche gardoise.
Le parlementaire souhaite ainsi construire « un large rassemblement des socialistes, des communistes, des écologistes et des radicaux de gauche », rappelant que cette union avait déjà permis à la gauche de se rassembler lors des précédentes sénatoriales.
Dans son communiqué, Denis Bouad défend également son bilan au Sénat. « J’ai défendu sans relâche les intérêts des Gardoises et des Gardois, de leurs communes et de leurs élus locaux », affirme-t-il, évoquant un mandat exercé « dans un contexte souvent difficile », face au gouvernement comme à la majorité sénatoriale.
Le sénateur socialiste place aussi sa candidature dans un contexte national qu’il estime préoccupant : « crise démocratique, fragilité budgétaire, tensions sociales, urgence climatique ». Face à ces défis, Denis Bouad appelle à « défendre notre modèle social, protéger nos services publics, garantir l’égalité entre les territoires et préparer l’avenir ».
Très attaché aux collectivités locales, l’élu gardois dénonce « une recentralisation permanente qui affaiblit les communes et éloigne les citoyens des décisions qui les concernent ». « La République a besoin de territoires forts, respectés et écoutés », ajoute-t-il.
Enfin, Denis Bouad appelle la gauche gardoise à parler « d’une voix forte, unie et combative » dans une période « d’incertitude et de défiance ». C’est « avec cet esprit de rassemblement, de fidélité à nos convictions et de combat pour le Gard » qu’il sollicitera à nouveau la confiance des grands électeurs en septembre prochain.