Comment les agriculteurs gardois s’adaptent au changement climatique
Diagnostics personnalisés, diversification, parcelles vitrines avec de nouvelles variétés… La chambre d’agriculture veut anticiper.
« La pression est très importante. » Christophe Mugard est arboriculteur viticulteur à Montfrin depuis 12 ans. Avec son beau-frère, il a repris l’exploitation familiale, « Les vergers de Georges ». Et il le sait, pour les fruits à noyaux, il y a une période cruciale, celle de la floraison. « En ce moment, les abricotiers, les pêchers sont concernés », témoigne-t-il, mi-mars. Un excès de pluie peut faire apparaître des champignons microscopiques, baptisés Monilia. Or, depuis quelques mois, le soleil se fait rare. En février, les valeurs normales de pluie ont été atomisées dans le Gard. Selon Météo France, il tombe habituellement 55,9 mm de pluie dans le département en février. Cette année, ce sont 158,5 mm de précipitations qui ont été cumulées.
Abeilles menacées
En mars, la pluie a continué à tomber pile au moment où les arbres sont en fleur. « Les abeilles ne sortent pas. Il faut qu’il fasse beau pour qu’il y ait pollinisation », résume Christophe Mugard. « Depuis plusieurs semaines, elles sont dans l’impossibilité de sortir à cause du froid et de la pluie, confirme Stéphane Libéri, président d’honneur de l’apiculture régionale. Même s’il y a une éclaircie, les corolles des fleurs sont trempées. Elles ne peuvent pas y puiser le nectar. » Selon cet homme …