L’État accompagne les territoires au travers du Fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM), aussi appelé Fonds Barnier, dans de nombreux projets dont la majorité sont inscrits dans des Programmes d'actions de prévention des inondations (PAPI).
Ces contrats de six ans entre les collectivités et l’État permettent sur leur bassin versant d’améliorer la connaissance du risque inondation, de sensibiliser au risque inondation divers publics dont les scolaires, d’améliorer la prévision, l’alerte et la gestion de crise, d’intégrer le risque inondation dans les Plans de Prévention du Risque inondation, de réduire la vulnérabilité des personnes et des biens, au travers des dispositifs Alabri, et de réaliser des grands travaux tels que la construction de bassins de rétention de crue ou des systèmes d’endiguement.
En 2025, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) du Gard a attribué pour le compte de l’État pas moins de 25 millions d’euros de subventions et versé 20,5 millions d’euros d'aides, ce qui représente environ 8 % du montant des subventions et des montants versés au niveau national et place le Gard parmi les premiers départements bénéficiaires du FPRNM en France.
Ces subventions ont permis de financer des travaux d’ampleur tels que la sécurisation du barrage de Sainte-Cécile d’Andorge, la poursuite de l’aménagement du cadereau d’Uzès par méthode tunnelière à Nîmes, de poursuivre des études de connaissance du risque inondation ou encore de sensibiliser de nombreux scolaires. D’autres travaux importants sont prévus dans les années à venir, comme le confortement des digues de Vergèze-Codogan, celles de la moyenne vallée de la Cèze ou les projets de la basse vallée du Vidourle.
L’État soutient aussi particulièrement la réduction de la vulnérabilité à l’échelle des bâtiments via les dispositifs ALABRI. Ces dispositifs permettent de rendre les habitants et les activités économiques de moins de 20 salariés du territoire acteurs de leur propre sécurité et de celle de leur bien, en proposant de financer des diagnostics du risque inondation (financés à 50 % par l’État) accompagnés de mesures de réduction de vulnérabilité efficaces et adaptées (finançables à 80 % par l’État), telles que l'occultation d’aération, la création d’espace refuge en étage, la mise en place de batardeaux...
Tous dispositifs de réduction de vulnérabilité confondus, l’État a accordé en 2025, 166 subventions dans le Gard pour un montant de 602 000 euros ce qui représente un coût moyen de subvention d’environ 3 600 euros par bien à protéger.
Ainsi, l’État poursuit sa politique ambitieuse en matière de risque inondation pour protéger les biens et les personnes, réduire les coûts et favoriser le retour à la normale, dans un contexte où, la prévention et la conscience du risque revêtent une importance majeure et nécessitent une action anticipée.