Une tour crénelée du sommet de laquelle on domine des vagues et des vagues de montagnes. Un point de vue imprenable qui offre une vue à 360 degrés. Dans le Gard, il n’y a pas qu’en bord de mer que l’on trouve des "phares". Fin XIXe siècle, alors que les ouvriers bataillent contre la chaleur et les moustiques pour construire une tour à l’Espiguette, d’autres s’épuisent à édifier une vigie à 1 567 m d’altitude, au sommet du Mont Aigoual. Cet observatoire d’altitude ne sert pas à prévenir les naufrages, mais à surveiller le reboisement de l’Aigoual. Ces vastes plantations doivent permettre de lutter contre les inondations.
Là aussi, les travaux seront titanesques. Lancés en 1887, ils se termineront en 1894, soit sept années de construction avec une moyenne de 70 jours de travaux par an. Comme son homologue de l’Espiguette, Sylvestre Causse, l’entrepreneur de l’observatoire du Mont Aigoual, fait faillite. En 1891, il n’a plus de crédit. Ayant englouti son argent personnel, devant de grosses sommes aux fournisseurs et ouvriers, il reste sur le chantier comme simple ouvrier.
Climat de tous les extrêmes
L’observatoire commence à compiler, jour après jour, de précieuses données météorologiques dès 1894. Le climat est subarctique. En 1907, lorsque la fille du garde forestier Birouste meurt, on conserve son corps dans la neige en attendant de pouvoir l’inhumer au …