Nîmes
Publié il y a 14 jours - Mise à jour le 16.11.2022 - Sabrina Ranvier - 3 min  - vu 603 fois

FAIT DU JOUR Pascal Gasquet, un syndicaliste rock'n roll

Pascal Gasquet

Pascal Gasquet avec sa guitare

- Photo Malo Gasquet

Ce pilier du syndicat Force ouvrière est connu pour « dénouer les situations complexes ». Après neuf ans de silence, ce fou de musique présente les 19 et 20 novembre, son nouvel album, Café folk. En 2010, une de ses précédentes créations, Taillé dans le roc, avait été choisie comme ''coup de cœur'' de Paris Première.

Chapeau de feutre élégamment vissé sur un bandana, cheveux blancs qui balaient les épaules, un dandy chic lance en anglais d’une voix éraillée : « Salut Pascal, c’est Elliott ». Guitare en main, il poursuit : « Je te souhaite une bonne retraite. Carpe Diem. » Ce crooner, c’est Eliott Murphy, un musicien américain proche de Bruce Springsteen. Il a envoyé cette carte postale vidéo à l'occasion du départ à la retraite de Pascal Gasquet, auteur compositeur et interprète gardois. À 59 ans, le 1er septembre dernier, ce Nîmois a mis fin à sa carrière d’enseignant. Mais c’est pour mieux se consacrer à sa passion : la musique.

Pascal Gasquet
Pascal Gasquet, père de deux garçons de 31 et 25 ans, a enseigné durant toute sa carrière en école maternelle en éducation prioritaire, essentiellement à Beaucaire et Nîmes. • Photo Sabrina Ranvier

Samedi 19 et dimanche 20 novembre, il va présenter son septième album, Café folk, au Télémac théâtre à Nîmes. Celui qui est aussi un fervent porte-voix du syndicat Force ouvrière se fera aussi entendre dans la campagne des élections professionnelles de la fonction publique, programmées du 1er au 8 décembre.

Chansons à texte

« Ça faisait longtemps que t’en avais marre de cette chance qui ne passait pas et même en changeant de trottoir, tu ne trouvais pas de boulot. » La voix à la fois puissante et douce de Pascal Gasquet enveloppe son salon où une affiche de Bob Dylan achetée à New York sur-plombe des piles de CD et de vinyles. Il l’avoue, son nouvel album est « très social ». Mais la tonalité n’est ni virulente ni donneuse de leçon. Certains morceaux s’éclairent d’un délicat filet d’harmonica. L’album contient un opus sur les réfugiés et un autre sur les "gilets jaunes". Un mouvement qui avait au départ pris les syndicats en grippe. « Je trouve que c’est un sujet pas facile à traiter, confie Michel Ramillon. Pascal en a fait un joli texte sensible qui parle aux gens. Il m’a donné envie d’écrire des cordes, des violoncelles. »

Ingénieur du son, arrangeur et musicien, ce dernier a enregistré les premières chansons de Pascal en 1982. « Au début, il était un peu plus variété. Il est deve- nu un peu plus rock mais c’est toujours un garçon proche des gens », ajoute-t-il. Les deux hommes se perdent ensuite de vue. Michel tient un studio où enregistrent notamment les Gipsy Kings, compose des musiques de films, de documentaires. Il y a quelques mois, Pascal découvre sur Internet qu’il a obtenu des prix pour la musique d'un court métrage intitulé La Tombe sans nom. Il le contacte pour le féliciter. Lorsque Michel entend les derniers morceaux de Pascal, il lui propose des arrangements et l’enregistre, 40 ans après leur première rencontre.

Jacques Brel, Bruce Springsteen et Bob Dylan

Les parents de Pascal écoutaient Jacques Brel. Adolescent, il se passionne pour Bruce Springsteen et Bob Dylan. Son professeur de français le pousse in- directement à écrire des chansons vers 17 ans. Avec des amis, il monte des groupes. Bon élève, il poursuit des études supérieures : une première année de philosophie décevante et un virage vers une licence en droit. En fin de cursus, il voit passer une annonce qui évoque que l’Éducation nationale lance un concours exceptionnel de recrutement. Enseignant ! pourquoi pas ?

Il aime bien ça mais, il le reconnaît, à l’époque, il est surtout attiré par les mercredis et les vacances qui devraient lui permettre de se consacrer aussi à la musique. « Ce n’était pas comme aujourd’hui. À l’époque, il y avait moins de pression. Les enseignants n’arrivaient pas épui- sés le week-end », pointe-t-il. De l'école du château à Beaucaire puis à celle de Lakanal à Nîmes, il passera sa carrière en maternelle en zone d'éducation prioritaire. Il mène de front musique et enseignement, participe à des festivals, organise des tournées estivales dans des villages vacances, des campings. En 1993, il sort son premier album Caravane. La suite des années 1990 est raide.

Pour découvrir la suite de cette rencontre incroyable avec Pascal Gasquet, rendez-vous chez votre marchand de journaux et acheter Objectif Gard, le magazine !

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Sabrina Ranvier

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