Publié il y a 25 jours - Mise à jour le 27.05.2024 - Anthony Maurin - 4 min  - vu 319 fois

NÎMES Se mobiliser pour la mobilité ?

Le Conseil municipal de Nîmes du 25 mai 2024 (Photo Anthony Maurin)

Le Conseil municipal de Nîmes du 25 mai 2024 (Photo Anthony Maurin)

Le Plan de mobilité (PDM) est une évolution du Plan de déplacements urbains (PDU). Il s’agit d’un document-cadre permettant de définir les grandes orientations de la politique de mobilité à l’échelle du territoire intercommunal, dont la Ville de Nîmes fait partie en tant que pôle de centralité, pour la période 2023-2032.

(Photo Archives Anthony Maurin).

Le Plan de mobilité détermine les principes régissant l’organisation de la mobilité des personnes et du transports de marchandises, la circulation et le stationnement dans le ressort de Nîmes Métropole en tant qu’autorité organisatrice de la mobilité.

Le Plan de mobilité a pour ambition de faire évoluer les pratiques de déplacements vers une mobilité plus durable et accessible. Il vise à contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques liés au secteur des transports, en cherchant en particulier à réduire l’usage de la voiture et à limiter la prépondérance de ce mode de déplacement au profit des transports en commun et du développement du vélo et de la marche à pied.

Le PDU de Nîmes Métropole avait été approuvé par délibération du Conseil communautaire du 6 décembre 2007 et sa révision initiée par délibération du Conseil communautaire du 11 juillet 2016. Dans le cadre de l’élaboration du Plan de mobilité, Nîmes Métropole a mené une concertation avec les citoyens et les différents acteurs de la mobilité afin de garantir sa transversalité, mais aussi d’informer le public sur l’avancée du projet, d’enrichir et d’ajuster la démarche afin de valider le contenu du projet final de PDM.

Le Conseil municipal de Nîmes du 25 mai 2024 (Photo Anthony Maurin)
Le Conseil municipal de Nîmes du 25 mai 2024 (Photo Anthony Maurin)

Le Plan de mobilité a été élaboré en plusieurs étapes comprenant le diagnostic qui dresse un état des lieux des mobilités à l’échelle du territoire communautaire et de la Ville de Nîmes en particulier en tant que ville-centre, le scénario-cible qui fixe la stratégie encadrant le PDM, la modélisation qui a calculé l’impact de la mise en œuvre du PDM sur les déplacements et les parts modales, le plan d’actions qui répond aux enjeux du diagnostic et traduit la stratégie retenue en actions, et enfin le dispositif de suivi. Ces éléments sont détaillés dans le rapport du Plan de mobilité annexé à la présente délibération.

Le Plan de mobilité de Nîmes Métropole présente un volet opérationnel avec un plan d’actions qui recense 24 actions, décrivant pour chacune d’entre elle les objectifs, le pilote, les partenaires, le calendrier, le coût et les indicateurs de suivi.

La Ville de Nîmes, en tant que ville-centre, concentre la majorité des enjeux de mobilité du territoire et constitue à ce titre un partenaire privilégié. Ainsi, la mise en œuvre de nombreuses actions nécessitera un échange constant avec Nîmes Métropole dans la définition des projets.

Le budget issu des fiches actions du Plan de mobilité est estimé par Nîmes Métropole à 250 millions d’euros hors taxes pour la période 2023-2032, étant précisé que les coûts d’investissement et d’exploitation relèvent de la maîtrise d’ouvrage concernée par chaque action. L’impact financier pour la Ville de Nîmes, potentiellement important compte tenu de son statut de ville-centre de l’agglomération qui concentre à ce titre les principaux enjeux de mobilité du territoire, devra être examiné et validé.

L’évolution des politiques publiques de stationnement telle que prévue par le Plan de mobilité de Nîmes Métropole, comprenant une révision de la tarification du stationnement payant sur voirie et l’extension de la zone payante aux abords des pôles d’échanges urbains proches du centre-ville, n’est pas prévue par la Ville de Nîmes.

Photo d'illustration (Photo Archives Anthony Maurin).

La charte d’aménagement spécifiquement cyclable telle que prévue par le Plan de mobilité de Nîmes Métropole, qui doit être signée par les communes de l’agglomération, ne devra pas être en contradiction avec les principes d’aménagement retenus par la Ville de Nîmes notamment dans son Schéma directeur des modes actifs approuvé par délibération du Conseil municipal du 14 décembre 2019, ni remettre en cause les aménagements cyclables réalisés sur le territoire communal. Il est ici indiqué que l’incidence financière de cette action pour la Ville de Nîmes n’est pas précisée dans le document.

La mise en place d’un schéma directeur de la logistique urbaine, action co-pilotée par la Communauté d’agglomération Nîmes Métropole et la Ville de Nîmes dans le Plan de mobilité apparaît être une action propre à Nîmes Métropole au titre de sa compétence mobilité pour laquelle la Ville de Nîmes ne saurait être qu’un partenaire sans en porter la maîtrise d’ouvrage ni le coût financier.

L’amélioration de la vitesse des transports en commun routiers est envisagée dans le Plan de mobilité de Nîmes Métropole, après la réalisation d’études de faisabilité et de circulation, par la création de sites propres sur les axes les plus congestionnés tels que le boulevard du Sergent Triaire, le boulevard Talabot et la route de Beaucaire à Nîmes, mais aussi le long des lignes fortes du réseau de transports. Il convient ici de préciser que ces aménagements n’ont pas été discutés à ce jour entre Nîmes Métropole et la Ville de Nîmes. Le second levier qui concerne la mise en œuvre d’un système de priorité bus aux principaux carrefours à feux, est en cours de déploiement.

Nîmes métropole (Photo Anthony Maurin).

Enfin, de nombreuses actions du Plan de mobilité identifient les communes de l’agglomération comme partenaires, sans préciser si celles-ci pèsent obligatoirement sur la Ville de Nîmes qui a un statut particulier eu égard à son poids démographique et ses spécificités territoriales entre zones urbaines très denses et espaces naturels, ce qui ne permet pas d’évaluer les moyens tant humains que financiers que la Ville de Nîmes devra y consacrer. En conséquence, des échanges constants dans la définition des projets et leur validation devront avoir lieu entre Nîmes Métropole, porteuse du projet de Plan de mobilité, et la Ville de Nîmes.

« Cela nous interroge d’autant plus que la voix portée par la ville de Nîmes ne serait pas entendue ou ne recevrait pas de réponse, par les mêmes élus qui siègent à l’agglo. Donc Jean-Marc Campello de l’agglo comme Claude de Girardi de l’agglo ne donnent pas de réponse aux observations de la ville notamment aux élus Ville Campello et de Girardi, c’est vrai également pour Franck Proust, président de l’agglo et adjoint au maire de Nîmes… » note malicieusement l’élue de l’opposition de Gauche Sylvette Fayet.

Anthony Maurin

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