La routine s'est installée au tribunal correctionnel d'Alès. Chaque audience débute par la lecture d'une motion, celle-ci ayant été votée hier. Ce mardi 5 mai ne déroge pas à la nouvelle règle en cette période de grève des avocats. « L’Assemblée générale des avocats du barreau d’Alès, réaffirme sa mobilisation et son opposition au projet de loi relatif à la justice criminelle et au respect des victimes, issu du projet dit "SURE", actuellement en discussion au Parlement », lit Guillaume Garcia, bâtonnier du barreau d'Alès.
Décrivant l'éventuelle promulgation de la loi "SURE" comme étant « au détriment de la recherche de la vérité », le Barreau d'Alès « affirme son soutien au mouvement national de mobilisation engagé pour défendre une justice publique, contradictoire, humaine et respectueuse de l’État de droit ».
Pour rappel, la loi "SURE" vise à fluidifier la justice en matière criminelle. Mais certaines mesures sont contestées par environ 80 % des barreaux français. En tête, la notion de plaider-coupable criminel, qui permettrait au prévenu d'échapper à un procès, à condition de reconnaître l'intégralité des faits lui étant reprochés. Votée par le sénat, la loi doit être mise en débat devant l'Assemblée nationale.