Publié il y a 1 h - Mise à jour le 21.04.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 82 fois

AU PALAIS Vol de véhicules : il invoque le besoin de se réchauffer

Le prévenu a été jugé devant le tribunal correctionnel de Nîmes, ce mercredi 15 avril.

- Photo d'illustration : Anthony Maurin

Il n’y a rien de choquant à se réfugier dans une voiture lorsqu’il fait froid. Sauf si le véhicule en question ne nous appartient pas...

L’histoire débute lorsqu’une dame âgée voit passer son propre véhicule devant sa fenêtre. Présumant d’abord que ses enfants ont dû le lui emprunter, elle a vite déchanté. En réalité, c’est Driss qui s’est permis de rentrer chez elle et de lui prendre ses clés, avant de les insérer dans sa voiture et de partir avec, en février 2026. C’est alors que la Golf a disparu de l’impasse des Micocouliers nîmoise, en toute impunité. Appelés à l’aide, les deux fils de la victime se sont lancés à sa poursuite. Peu déterminé à quitter les lieux rapidement, le prévenu a été retrouvé à quelques pâtés de maisons de là, sans le véhicule. Grâce à leur insistance, il leur a tout de même désigné le lieu où il l’avait abandonné.

Interpellé par les forces de l’ordre, il est interrogé sur la raison de ce vol. « C’était pour me promener », relate de président à l’audience à la lecture du rapport des policiers. Après quelques recherches, il s’avère que Driss est loin d’en être à son coup d’essai. Il a notamment été repéré en train de dérober un sac à main et une Peugeot 308 sur la vidéosurveillance du domicile de la victime. D’abord retissent, il reconnaît l’intégralité des faits lui étant reprochés. Sa justification : « C’était pour me réchauffer, je voulais me mettre au chaud », explique l'homme crontraint de vivre dans la rue. Pourtant, il est également responsable d’une tentative de vol, cette fois, d’un vélo. Il a été surpris par le propriétaire, qui l’a même pris en photo. « Je doute que vous aillez chaud sur un vélo », ironise le président à l’audience.

« Sa place n’est pas en prison »

16 ans. C’est le nombre d’années que l’homme, aujourd’hui âgé de 50 ans, a déjà passé derrière les barreaux, soit un peu moins d’un tiers de son existence. En témoigne son casier judiciaire, bien plus éloquent que lui. Par effraction ou par escalade, le vol n’a aucun secret pour lui. Mais, pourtant, il se fait toujours prendre. « Sa place n’est pas en prison », lance son avocate, maître Camille Alliez, faisant référence à son retard intellectuel. « Il vole sans réfléchir », ajoute-t-elle. Une vision des choses bien différente que celle du ministère public, qui décrit ces faits comme « un périple délictuel », avant de requérir 2 ans d’emprisonnement à son encontre.

Les yeux vides, le prévenu, caché derrière son pull trop large, ne réagit que très peu à ces réquisitions. Un visage qui est demeurée figé à l’annonce du délibéré. Le tribunal l’a condamné à 18 mois d’emprisonnement, avec maintien en détention. Au moins, là-bas, il sera au chaud. Il va également devoir payer 1 000 € à la propriétaire de la Golf, au titre de son préjudice moral.

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