Publié il y a 1 h - Mise à jour le 07.02.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 199 fois

NÎMES OLYMPIQUE Antonins ou Costières : quel avenir pour les Crocos ?

Ce matin en conseil municipal : Franck Proust motive le choix d'achat des Antonins

Ce matin en conseil municipal : Franck Proust motive le choix d'achat des Antonins

- Coralie Mollaret

La délibération portant sur l’achat du stade provisoire des Antonins a donné lieu à des échanges sur l’utilisation future de l’équipement, avec en toile de fond la question du stade des Costières.

Ce samedi en conseil municipal, l’adjoint aux sports Thierry Procida a rapporté la troisième et dernière délibération concernant l’acquisition de l’enceinte provisoire des Antonins. Le président du groupe d'opposition Nîmes citoyenne à gauche, Vincent Bouget, annonce que ses élus ne prendront pas part au vote. Il s’autorise une nouvelle charge contre la municipalité : « Voici donc l’addition, la douloureuse : 9,5 M€. C’est le prix du départ de Rani Assaf, le prix des erreurs accumulées, le prix que les Nîmois doivent payer.» Et de poursuivre en attaquand :  « Il faut dire la vérité : ce n’est pas un choix stratégique mais contraint afin de sécuriser l’avenir immédiat du club, pour récupérer la marque Nîmes Olympique. » 

Vincent Bouget : « Ce n'est pas une opération aventageuse »

Sur la pertinence de l’achat : « Ce n'est pas une opération avantageuse » : « ce stade est provisoire, sans parking, difficile d’accès… Le confort est limité lorsque l’on n’est pas en tribune présidentielle. De plus, sa durée d’exploitation reste incertaine : 2032. Il ne pourra pas accompagner durablement l’ambition d’un club professionnel. » Sur le rachat du centre d’entraînement de la Bastide, Vincent Bouget épingle : « Ça résume la mauvaise gestion de ce dossier : vendu à 1,4 M€ (à l’ancien propriétaire Jean-Louis Gazeau) et financé à hauteur de 2 M€ pour le centre de formation… Il est racheté aujourd'hui deux fois plus cher ! Et en plus, il n’a même pas été rénové… Si on ajoute la création de la halle des sports pour héberger les clubs sportifs des Costières, on n’est pas loin d'une opération totale de 50 M€. »

La gauche sait que la délibération sera adoptée, la majorité municipale étant absolue. En pleine campagne des municipales, période à laquelle les candidats sont amenés à développer leurs projets, il lance aupremier adjoint et candidat LR-UDI-Horizons, Franck Proust, sur l’avenir du stade des Costières, « patrimoine majeur » des Nîmois : « Il doit être rénové, sans doute progressivement, en associant la collectivité et le club pour redevenir l’équipement capable d’accompagner le développement du Nîmes Olympique et d’autres associations sportives. »

Julien Plantier : « Ne pas céder au chantage de Rani Assaf »

Le point de vue de Vincent Bouget est partagé avec le candidat Julien Plantier. Annonçant l’abstention de son groupe Nîmes avenir, l’ex-premier adjoint lui-aussi canddiat aux municipales L’Avenir Nîmois interroge : « Quelle est votre vision ? Vous auriez dû séparer l’achat des Antonins et celui du centre d’entraînement. Il nous paraît inconcevable de dépenser autant d’argent pour un stade provisoire dans un secteur contraint.» S'adressant au maire, Julien Plantier lance :  « Ne cédez pas au chantage de Rani Assaf, ne gaspillez pas l’argent des Nîmois. Il faut que tout soit mis en œuvre pour un retour aux Costières. »

Julien Plantier, c'est aussi l'ex-adjoint aux sports lors de la vente (finalement avortée) des Costières à Rani Assaf. Alors il tiens à livrer sa version : « Je ressens de l’amertume, celle d’un élu qui, comme d’autres, a fait confiance à Rani Assaf sans pouvoir prédire l’avenir. La période était faste, le projet sérieux… J’assume pleinement les décisions qui ont été prises et très peu critiquées. » Une position, cette fois similaire, à celle de Franck Proust exprimée quelques minutes avant, lors de l'examen des précedentes délibérations. 

Franck Proust : « Ici à Nîmes, on manque de terrains, de gymnases…  »

Franck Proust a, lui aussi, refait un peu d’histoire, plus contemporaine, évoquant le plan de sauvetage du Nîmes Olympique : « Sans la subvetion ni la lettre d’engagement du maire en juillet, Nîmes Olympique n’aurait pu être sauvé. Dans cette lettre, il y a la promesse des Antonins et de la Bastide au prix des domaines. » À Julien Plantier, l’accusant de gaspiller l’argent public, il répond : « J’ai une estimation des Domaines. Nous allons avoir un stade pour tous les clubs. Ici à Nîmes, on manque de terrains, de gymnases… Si on avait dû construire un équipement, ça aurait coûté 25 M ! »

En conclusion, pour Franck Proust résume : « Oui, cette délibération se débarrasse de Rani Assaf, sauve Nîmes Olympique… Mais nous allons avoir un stade en bonne et due forme, quel que soit l’avenir du Nîmes Olympique, là-bas ou aux Costières. » Et d’annoncer se prononcer « la semaine prochaine, en tant que candidat » sur son projet pour l’équipement historique des Nîmois.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Coralie Mollaret

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio