Publié il y a 50 min - Mise à jour le 08.06.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 263 fois

EXPRESSO À Nîmes Métropole, la fin d’une exception administrative ?

Le centre de gestion du Gard, chemin du Mas Coquillard

Le centre de gestion du Gard, chemin du Mas Coquillard 

- Coralie Mollaret

Le nombre de fonctionnaires titulaires est passé sous la barre des 350 à l’Agglo. Il revient donc désormais au centre de gestion d’assurer le suivi de leur carrière. Une obligation légale à laquelle la précédente majorité ne semblait guère favorable…

À Nîmes Métropole, sous l’ère Proust, la majorité s’est souvent félicitée d’avoir réduit les effectifs. Ce satisfecit se traduit dans les chiffres : lors de la précédente mandature, le nombre de fonctionnaires titulaires est passé sous la barre des 350, pour un effectif total d’un peu moins de 500 agents (contractuels, saisonniers, apprentis…). Si cette baisse représentait, selon l’exécutif de l’époque, une bonne nouvelle pour les comptes publics, elle a aussi son revers : la direction perd le pouvoir de recruter et de gérer la carrière des fonctionnaires, devant s’en remettre au centre de gestion.

Le centre de gestion, un tiers de confiance

Dans le Gard, cet établissement public assure déjà le suivi de carrière de près de plus de 10 000 agents. Au total, 349 collectivités et 134 établissements lui sont affiliés. Pourtant, la précédente majorité comme la direction générale souhaitaient conserver la maîtrise de ce levier managérial. Un maire, élu depuis plusieurs années, commente amusé : « Dans une ville comme Nîmes, la gestion des promotions est stratégique… Le politique peut influer sur les avancements… Exemple : s’il y a deux cadres intermédiaires, l’un étant un excellent chef de service et l’autre un agent mis au placard mais proche d’un élu, le pouvoir politique peut être tenté de favoriser la promotion de son copain ! »

Avec le centre de gestion, pas d’arrangement : les critères d’avancement et de promotion, arrêtés dans ses instances paritaires - réunissant représentants des agents, organisations syndicales et président du centre de gestion - prévaudront sur ceux définis jusqu’ici par l’administration communautaire. « Le centre de gestion, c’est un tiers de confiance. Une collectivité ne peut pas s’y soustraire… Faute de quoi elle s’expose à un contentieux ! », poursuit une autre de nos souches. 

L’équipe du nouveau président de Nîmes Métropole, Vincent Bouget, devrait prochainement échanger avec les vice-présidents afin de revenir dans le giron de la loi. « C’est vrai qu’il existait une forme de résistance, à la fois administrative et politique, depuis environ trois ans… Mais c’est la loi. De plus, le centre de gestion permet de mutualiser les moyens, c’est une source d’économies  », confie une autre de nos sources.

Fabrice Verdier, candidat à sa réélection

En parallèle, les élus sont appelés à voter, à partir de lundi jusqu’à vendredi, par voie électronique, pour désigner la nouvelle équipe dirigeante du centre de gestion à la suite des municipales de mars. Le président sortant, Fabrice Verdier, est le seul candidat à sa succession. Sa liste rassemble près de 90 noms « avec un équilibre droite/gauche… Le RN aurait pu monte une liste mais il ne l’ont pas fait », commente l’un des candidats. À noter également que plusieurs élus fléchés au conseil d’administration ont dû être remplacés après leur défaite lors du scrutin municipal, à l’image de Jean-Michel Perret à Saint-Hilaire-de-Brethmas ou de Jean-Yves Chapelet à Bagnols-sur-Cèze. 

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