Une élection sans suspense, certes, mais une élection à enjeux. La semaine dernière, le conseil d’administration du CDG 30 a officiellement reconduit Fabrice Verdier au poste de président de l’établissement public. Ce scrutin intervenait suite au renouvellement des conseils municipaux, le vote ayant été organisé du 8 au 12 juin. Avec un taux de participation de 58 % (soit 448 votants*), le seul candidat en lice, Fabrice Verdier, a été élu à l’unanimité.
« On a fédéré l'ensemble des élus en dépassant les clivages et en veillant à ce que toutes les sensibilités politiques et territoriales soient représentées », salue Fabrice Verdier. Quatre vice-présidents l'accompagneront dans ce nouveau mandat : le maire de Sauve, Olivier Gaillard ; la maire de Le Garn, Julie Mercier ; Frédéric Gras, maire de Saint-Césaire-de-Gauzignan ; et Joffrey Léon, maire d’Uchaud et président de l’intercommunalité Rhony Vistre Vidourle, par ailleurs déjà vice-président sous le précédent mandat.
348 collectivités et 135 établissements publics
Employant 55 personnes, le Centre de gestion du Gard dispose d’un budget annuel de 6 M€. Son rôle ? Gérer la carrière de plus de 10 000 agents issus des collectivités ainsi que des intercommunalités de moins de 350 agents. La gestion de carrière comprend l’avancement, la paie et la gestion des conflits. Aujourd’hui, 348 collectivités et 135 établissements publics (des CCAS, syndicats intercommunaux, l’Agence technique départementale…) sont affiliés au Centre de gestion. L’établissement public vit exclusivement de la cotisation de ses membres ou de la facturation de ses services.
En partenariat avec l’Association des maires du Gard et l’Association des maires ruraux, des formations ont été proposées aux élus pour la gestion de leurs ressources humaines. « Parmi les enjeux, nous devons travailler encore plus à la mutualisation : permettre aux communes de gagner en expertise tout en maîtrisant les coûts », relève Fabrice Verdier, ancien maire de Fons-sur-Lussan (241 habitants) de 2001 à 2020. Et de conclure, en abordant le chantier de l’intelligence artificielle qui s’invite déjà dans la fonction publique : « Beaucoup de communes n’ont pas les moyens de s’inscrire dans cette révolution. Nous devons y travailler ensemble. »