C’est une étape incontournable pour tout nouveau maire… Ce vendredi, Vincent Bouget a rencontré les représentants syndicaux des personnels de la ville. Au total, près de 2 600 agents travaillent au sein de cette municipalité. Pendant la campagne des municipales, le leader de Nîmes en commun avait indiqué qu’au lendemain des élections, « nous préparerons l’opération Si je vous dis Nîmes, à l’échelle des agents de la ville pour les embarquer dans notre dynamique. Cela passera par des rencontres et par des assises du personnel. Ce sont eux qui mettront en œuvre le projet collectif sorti des urnes. »
Autour de la table avec le maire, ses deux adjoints : Soukaïna Ben Jaafar, chargée de l’administration générale et de l’accès aux services publics, et Jean-Yves Chabanel, adjoint au personnel et à la sécurité des bâtiments communaux. Le directeur général des services, Nicolas Blanc, ainsi que le directeur de cabinet, Alain Nersessian, étaient également de la réunion. Dans une lettre ouverte envoyée aux agents pendant la campagne, Vincent Bouget avait indiqué aux agents sa volonté de « rétablir le dialogue constructif avec les organisations syndicales trop souvent ignorées ». Et d’annoncer en promettant : « Notre projet vise à renforcer la coopération entre la ville et Nîmes métropole. Cette démarche n’a aucunement pour objectif la réduction des effectifs ou la fragilisation des services. »
Ce vendredi, les syndicats ont fait part des difficultés « quotidiennes du personnel ». Le syndicat FAFPT (Fédération autonome de la fonction publique territoriale), géré à la ville et à l’Agglo par Gilles Bargoin et Ali Moulkhaloua, a exprimé plusieurs revendications comme l’amélioration des conditions de travail des agents du service éducation qui compte un grand nombre de vacataires. « Certains sont même en CDD depuis 15 ans… », a souligné Gilles Bargoin. Avec l’inflation, notamment des prix du carburant, le syndicat a demandé l’attribution d’une prime ponctuelle, à l’instar de celle en fin d’année. L’amélioration de traitement demandée par le syndicat passe aussi par les arrêts maladie avec un jour de carence et des salaires qui ne sont pas payés intégralement.
Reste à savoir si ces doléances seront suivies d’effet par la nouvelle municipalité.