Publié il y a 1 h - Mise à jour le 10.06.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 314 fois

EXPRESSO Thierry Procida en remet une couche, Bruno Ferrier une cartouche

Images de la ville de Nîmes lors du conseil municipal

Images de la ville de Nîmes lors du conseil municipal 

- Ville de Nîmes

En conseil municipal, l’ex-adjoint chargé des sports de la municipalité Fournier a tenté de défendre son bilan. Le nouvel adjoint, Bruno Ferrier, persiste et signe : « Les équipements sportifs sont à l’agonie. »

Conseil municipal fleuve, ce samedi, à Nîmes. En fin de séance, le nouvel adjoint aux Sports, Bruno Ferrier, a présenté une délibération portant sur une enveloppe de 200 000 € de subventions versées aux clubs sportifs au titre de l’année 2026. Parmi les bénéficiaires : le club sportif cheminot nîmois, qui percevra 13 000 euros ou la Société d’escrime de Nîmes aidé à hauteur de 15 000 € pour l’organisation du circuit national Épée. L’ancien adjoint aux Sports, Thierry Procida, saute sur l’occasion. Ce dernier a peu gouté à la sortie de son successeur, expliquant qu’à Nîmes, « tout était à refaire en matière de sport. »

« Cette délibération a été préparée sous le précédent mandat. Vos affirmations m’ont beaucoup surpris. Si tout est à refaire, comment expliquer alors que Nîmes soit classée sixième ville sportive de France ? », vilipende Thierry Procida. Attentif, Bruno Ferrier se passe les mains sur le visage. Un geste traduisant son exaspération, voire sa désolation. Thierry Procida poursuit : « Bien sûr, il est toujours possible d’améliorer les choses, mais reconnaître ce qui fonctionne n’empêche pas d’aller plus loin. » Sourire aux lèvres, le nouveau maire de Nîmes, Vincent Bouget, passe la parole à son adjoint aux Sports.

Bruno Ferrier persiste et signe : « Je maintiens les propos que j’ai tenus. Le sport est aujourd’hui en grande difficulté dans cette ville : 45 000 licenciés, 350 associations et des équipements qui, nous vous le démontrerons prochainement, sont à l’agonie. » Il poursuit : « C’est un véritable crève-cœur de devoir répondre à trois associations sur cinq qu’elles ne disposeront pas de créneaux d’entraînement faute d’infrastructures suffisantes ! » Si la halle des sports Ludivine-Furnon a bien été construite sous la précédente mandature, Bruno Ferrier estime qu’elle ne saurait, à elle seule, résoudre les difficultés rencontrées.

L’adjoint aux Sports n’en a pas fini. Il évoque la politique menée par l’ancienne majorité : « Pourquoi construire un stade au Mas de Mingue sans y prévoir immédiatement des vestiaires ? Pourquoi réaliser un stade à Saint-Césaire sans l’équiper de vestiaires ? Voilà l’héritage dont nous devons aujourd’hui assumer les conséquences. » Et selon lui, l’héritage ne s’arrête pas là : « Des dizaines de milliers d’euros d’aides ont été promises dans le cadre de votre campagne électorale. Aujourd’hui, la Ville n’a pas la capacité de supporter l’ensemble de ces engagements. » « C’est faux ! », réagit Thierry Procida.

« Aller, on va siffler la fin du match », conclut Vincent Bouget. De la première manche seulement…

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Coralie Mollaret

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio