Conseil municipal fleuve, ce samedi, à Nîmes. En fin de séance, le nouvel adjoint aux Sports, Bruno Ferrier, a présenté une délibération portant sur une enveloppe de 200 000 € de subventions versées aux clubs sportifs au titre de l’année 2026. Parmi les bénéficiaires : le club sportif cheminot nîmois, qui percevra 13 000 euros ou la Société d’escrime de Nîmes aidé à hauteur de 15 000 € pour l’organisation du circuit national Épée. L’ancien adjoint aux Sports, Thierry Procida, saute sur l’occasion. Ce dernier a peu gouté à la sortie de son successeur, expliquant qu’à Nîmes, « tout était à refaire en matière de sport. »
« Cette délibération a été préparée sous le précédent mandat. Vos affirmations m’ont beaucoup surpris. Si tout est à refaire, comment expliquer alors que Nîmes soit classée sixième ville sportive de France ? », vilipende Thierry Procida. Attentif, Bruno Ferrier se passe les mains sur le visage. Un geste traduisant son exaspération, voire sa désolation. Thierry Procida poursuit : « Bien sûr, il est toujours possible d’améliorer les choses, mais reconnaître ce qui fonctionne n’empêche pas d’aller plus loin. » Sourire aux lèvres, le nouveau maire de Nîmes, Vincent Bouget, passe la parole à son adjoint aux Sports.
Bruno Ferrier persiste et signe : « Je maintiens les propos que j’ai tenus. Le sport est aujourd’hui en grande difficulté dans cette ville : 45 000 licenciés, 350 associations et des équipements qui, nous vous le démontrerons prochainement, sont à l’agonie. » Il poursuit : « C’est un véritable crève-cœur de devoir répondre à trois associations sur cinq qu’elles ne disposeront pas de créneaux d’entraînement faute d’infrastructures suffisantes ! » Si la halle des sports Ludivine-Furnon a bien été construite sous la précédente mandature, Bruno Ferrier estime qu’elle ne saurait, à elle seule, résoudre les difficultés rencontrées.
L’adjoint aux Sports n’en a pas fini. Il évoque la politique menée par l’ancienne majorité : « Pourquoi construire un stade au Mas de Mingue sans y prévoir immédiatement des vestiaires ? Pourquoi réaliser un stade à Saint-Césaire sans l’équiper de vestiaires ? Voilà l’héritage dont nous devons aujourd’hui assumer les conséquences. » Et selon lui, l’héritage ne s’arrête pas là : « Des dizaines de milliers d’euros d’aides ont été promises dans le cadre de votre campagne électorale. Aujourd’hui, la Ville n’a pas la capacité de supporter l’ensemble de ces engagements. » « C’est faux ! », réagit Thierry Procida.
« Aller, on va siffler la fin du match », conclut Vincent Bouget. De la première manche seulement…