Publié il y a 1 h - Mise à jour le 10.03.2026 - Propos recueillis par Coralie Mollaret - 2 min  - vu 239 fois

MUNICIPALES Le directeur de l’Ifop, Frédéric Dabi : « À Lunel, la dispersion des électeurs est spectaculaire »

Frédéric Dabi

Le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi

- Photo IFOP

Le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi, livre les grands enseignements de notre sondage sur les intentions de vote du premier tour des municipales à Lunel.

Objectif Gard : Quels sont les grands enseignements ?

Frédéric Dabi : Ce qui me frappe, c’est d’abord la dispersion électorale : ce sondage ne dit pas qui va gagner… Quand on regarde les résultats, on a quatre listes qui dépassent les 10 % et donc, qui sont en capacité de se qualifier au second tour. En comptant la marge d’erreur, on pourrait même avoir les autres listes… Cette dispersion des électeurs est spectaculaire. Dans un scénario complètement fou, tous les candidats pourraient se maintenir. C’est peu probable, mais ce n’est pas de la science-fiction.

Objectif Gard : La maire sortante Paulette Gougeon arrive toutefois en tête, rassemblant un tiers des électeurs…

Frédéric Dabi : C’est elle qui rassemble le plus, mais Paulette Gougeon n’écrase toutefois pas le match. Elle est assez forte chez les personnes âgées et possède deux sources électorales : les électeurs de l’ancien maire Claude Arnaud (2001 à 2020) et ceux de Pierre Soujol en 2020-2025. Elle est en tête, mais pas de manière éclatante. Notre enquête ne dit pas si elle va gagner. Même si elle est la successeure de Pierre Soujol, il n’y a pas d’effet sortant très fort.

La maire sortante est pénalisée par la présence de deux candidats à droite : Stéphane Muscat et l’ancien premier adjoint, Stéphane Dalle.

Oui. Elle s’en sortira en faisant des alliances ou à moins que des candidats ne se maintiennent pas. D’autant qu’elle est sous la menace d’Anthony Belin, le candidat de l’UDR (Union des droites) qui fait un score élevé.

Est-il identifié à l’extrême droite ?

C’est difficile de répondre ainsi à cette question. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il rassemble les électeurs de l’ancienne candidate du RN en 2020, Julia Plane, ainsi que les électeurs de Marine Le Pen à la présidentielle. Aujourd’hui, l’union des droites d’Éric Ciotti est une marque qui commence à être connue.

Enfin, l’autre enseignement, c’est la gauche qui n’est pas très élevée. Peut-être parce que le Parti socialiste soutient la maire sortante…

C’est une surprise que la gauche ne puisse prendre la ville (gérée de 1989 à 2020 par le socialiste Claude Barral, NDLR).

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Propos recueillis par Coralie Mollaret

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio