Dix maires et vice-présidents de l'Agglo
Rémi Nicolas, premier vice-président chargé de l’aménagement du territoire, des fonds de concours, des projets de secteur et au droit des sols. Le maire de Marguerrites et conseiller départemental du canton éponyme a été l’un des artisans de la campagne de Vincent Bouget pour la présidence de Nîmes métropole. L’édile garde la précieuse dégélation des fonds de concours, des subventions servant à financer les projets des maires. De quoi rassurer certains élus... Mais il hérite aussi d'une grosse délégation : aménagement du territoire. Une compétence gérée, sous le précédent mandat, par l’ancien premier vice-président : le maire de Générac Frédéric Touzellier.
David-Alexandre Roux, vice-président chargé de l’aménagement des zones d’activités économiques. Quatrième commune de Nîmes métropole, le nouveau maire de Manduel obtient une vice-présidence aux zones d’activités économiques. Une délégation presque naturelle pour l'édile dont la commune accueille la zone d’activité économique Magna Porta, autour de la gare Nîmes-Pont du Gard. Une promotion aussi pour le nouveau maire, ancien suppléant du conseiller départemental du canton de Marguerrites, William Portal… Un élu avec qui Rémi Nicolas a croisé le fer à plusieurs reprises.
Olivier Fabregoul, vice-président chargé de l’attractivité économique, marketing territorial et aux relations extérieures. Bonne nouvelle pour le maire de Caissargues qui, de manière presque inespérée, conserve sa délégation. Sa mission : attirer des entreprises et les aider à s’installer sur le territoire. Le nouveau président communiste, Vincent Bouget, a ainsi choisi de maintenir Olivier Fabregoul dans ces fonctions. « Une manière de donner un signal rassurant au monde de l’entreprise », commente l'une de nos sources.
Bernard Clément, vice-président chargé du service public de l’eau, à la gestion des milieux aquatiques et à la lutte contre les inondations. Le maire communiste de Domessargues sera en charge de la gestion de l’eau. Cette compétence clef est gérée par la société privée Veolia jusqu’en 2028. Coût du m³ : 3,89 € avec l'assainissement. Dans le rapport annuel 2024, la consommation de l’eau a diminué de 5,7 % sur l'Agglo avec un taux de rendement à 74 %. « Aujourd’hui, Veolia paie 300 000 € de pénalité parce que le taux de rendement n’est pas de 80 % », n'avait pas manqué de relever l’élu d’opposition Bruno Ferrier, désormais élu dans la majorité.
Gaëtan Prevoteau, vice-président à la préservation et valorisation de la ressource en eau et aux schémas territoriaux des eaux non conventionnels. Le maire de Langlade dispose de la deuxième vice-présidence du groupe Pour Nîmes métropole, présidé par le maire de Saint-Gilles Eddy Valadier. L’édile sera donc chargé de la préservation et valorisation de la ressource en eau et aux schémas territoriaux des eaux non conventionnels. Lors du précédent mandat, l’Agglo nîmoise a lancé une étude de faisabilité pour créer un lac dans la plaine de la Vaunage. À l’époque, il avait été porté par le maire de Langlade.
Eddy Valadier, vice-président chargé de l’ingénierie financière et aux recherches de financement. Maire de la deuxième comune de Nîmes métropole, le Saint-Gillois est président du gourpe Pour Nîmes métropole. Ce mardi, il a été le vice-président le mieux élu, ce mardi, avec 99 voix sur 105 votants. Lors du précédent mandat, Eddy Valadier était également à l'ingénieurie finanicère et à la recherche de financements.
Fidéline Sébileau, vice-présidente à l'assinissement et à la gestion des eaux pluviales. La nouvelle maire de Bernis hérite de l'assinissement et la gestion des eaux pluviales. Un sujet qu’elle devrait plutôt maîtriser en tant que chef de projet au service prévention des inondations à l'Agglo. Une fonction qu’elle n’exerce toutefois plus depuis son élection.
Gaël Dupret, vice-président culture, art et traditions. Une montée en grade pour le maire de Sernhac, 34 ans, qui était, jusque-là, conseiller communautaire délégué. L'édile devrait aussi reprendre la présidence du groupe IEC (Intérêt et esprit communautaire) présidé par Rémi Nicolas.
Michel Verdier, vice-président à l’agrotourisme, l’agriculture et circuits courts. Le maire de Saint-Côme-et-Maruéjols conservera sa délégation. Ancien agriculture, oléiculteur et éleveur de canards gars, l'édile a été, sous le précédent mandat, un interlocuteur privillégier de la Chambre d'agriculture. Parmi les enjeux de sa délégation : l'organisation des JMS (Journées Méditerranéennes des Saveurs) en juin prochain et l'aide aux agriculteurs pour la diversification leurs activités, nottament l'acceuil de touristes.
Gilles Gadilles, vice-président chargé de l'administration générale, au personnel et protocole. Le maire de Cabrières, réélu pour un cinquième mandat, poursuit dans sa délégation de vice-président chargé du personnel. À noter que Nîmes métropole compte environ 400 équivalents temps plein. Les enjeux tournent autour des conditions de travail des agents, de leur pouvoir d’achat (tickets restaurants, prime vélo, mutuelle prévoyance, dialogue social…) ainsi que la politique de recrutement et d’avancement des agents. À noter aussi l'enjeu de la mutualisation des services voulue par Vincent Bouget entre la ville et l'Agglo.
Cinq vice-présidents nîmois à Nîmes métropole
Fanny Daguenet, vice-présidente aux mobilités et infrastrucutres de transport. Conseillère municipale déléguée aux activités périscolaires et à la « ville à hauteur d’enfants », Fanny Daguenet est collaboratrice au groupe communiste. Elle récupère la grosse délégation des transports pour laquelle Vincent Bouget a promis la gratuité des scolaires. Cette femme, communiste, a un profil atypique, fait savoir ses proches : ancienne chef d'entreprise, très engagées dans le milieu associatif et sportif.
Nicolas Cadène, vice-président chargé de l’enseignement supérieur, emploi, insertion professionnelle et formation. C'est donc une continuité pour le Nîmois avec son mandat à la ville où il est conseiller délégué à l’enseignement supérieur, à la vie étudiante, à la coopération internationale et aux jumelages.
Pierre Jaumain, vice-président à l’habitat et à la rénovation urbaine. Adjoint à la ville de Nîmes, le socialiste - par ailleurs premier fédéral du PS gardois - Pierre Jamain est déjà chargé de l’urbanisme et du logement.
Sibylle Jannekeyn, vice-présidente chargée de l'environnement, aux stratégies environnementales et à l'accueil des gens du voyage. Numéro 4 de la liste de Vincent Bouget à Nîmes, l'écologiste est adjointe au patrimoine municipal et à la Rénovation énergétique et thermique des bâtiments communaux.
Gilles Guillaud, vice-président chargé des finances, marchés publics et concessions. À la ville comme à l'Agglo, le fonctionnaire d'État aura la tête dans les comptes, ces sept prochaines années.
Et aussi : les membres du bureau délégués
Sonia Benkirat, élue nîmoise, membre du bureau déléguée à l’habitat, à l’accompagnement des ménages et à la lutte contre l’habitat indigne.
Jean-Luc Chailan, maire de Caveirac, membre du bureau délégué à la coopération, à la stratégie d'évolution des compétences comunautaires.
Sébastien Chapdaniel, adjoint au maire de Saint-Chaptes, membre du bureau délégué à l’artisanat, au tissu économique et au savoir-faire local.
Amal Couvreur, première adjointe à la ville de Nîmes, déléguée communautaire à la cohésion sociale et à la politique de la ville.
Patrick de Gonzaga, maire de La Rouvière, conseiller communautaire délégué aux énergies renouvelables, à la transition et à la sobriété énergétique.
Florian De Luca, maire de Saint-Génies, conseiller communautaire délégué au service publique d’assainissement non collectif.
Le maire de Milhaud, Jean-Luc Descloux, membre du bureau délégué à la reconversion des friches industrielles et urbaines.
Sylvette Fayet, adjointe à la ville de Nîmes, membre du bureau déléguée au chauffage urbain.
Le maire de Clarensac, Patrick Gervais, membre du bureau délégué aux sites et paysages.
Nicolas Nadal, adjoint à la sécurité de la ville de Nîmes, membre du bureau délégué à la sécurité et à la vidéosurveillance.
Dominique Nutti, élu à la ville de Nîmes, membre du bureau délégué au transport routier de voyageurs urbains et périurbains.
Julien Pacioni, élu à la ville de Nîmes, membre du bureau délégué au conseil de développement et aux instances participatives.
Le maire de Rodilhan, Patrice Planes, délégué numérique et à la ville intelligente.
Patrica Poublanc, adjointe à Margueirttes, déléguée au service public et à la relation usager.
Le maire de Garons, Yves Rodriguez, délégué à aux prkings relais et aires de covoiturage.
Serge Rouvière, maire de Saint-Mamert-du-Gard, délégué au commerce d'interet communautaire.
François Séguy, adjoint de la ville de Nîmes, membre du bureau délégué à la collecte des déchets.
Gilles Tixador, maire de Sainte-Anastasie, délégué aux bâtiments communautaires.
La maire de Bouillargues, Marie-Pierre Tronc, déléguée aux mobilités douces intracommunautaires.
Dominique Tudela, première adjointe de Saint-Gilles, membre du bureau déléguée au tourisme.
Et les satellites de Nîmes métropole ?
Mardi prochain se tient une nouvelle séance publique, chargée de désigner les élus communautaires au sein des différents organismes. Selon nos informations, Sylvette Fayet devrait prendre la présidence du Sitom Sud Gard (Syndicat de traitement des déchets ménagers). Quant au PETR (Pôle d'équilibre territorial et rural) Garrigues et Costières, après une rude bataille entre le maire de Domessargues, Bernard Clément et le maire de Rodilhan, Patrice Planes, c'est finalement le Domessarguois qui tiendrait la corde.
Si tel n'était pas le cas au départ, la présidence du Scot Sud Gard pourrait bien être un enjeu... Ce satellite est chargé, sur ce mandat, de répartir les surfaces de terrains constructibles entre les communes. Si certains, mécontents du score de Vincent Bouget à la présidence, penseraient peut-être à envoyer un candidat contre le sortant, Frédéric Touzellier, celui-ci a d’ores et déjà annoncé sa candidature. Enfin, d'autres organismes seront au centre de l'attention : l'Agence de l'urbanisme, l'EPTB Vistre Vistrenque ou la SPL Agate (Société publique locale), à qui, ces dernières années, les élus ont délégué plusieurs compétences.