Avec sa faconde méridionale, Jean-Michel Andriuzzi passe rarement inaperçu. Élu en 2014, l’édile est avant tout un enfant du village : « Je suis né ici, d’un père maçon et d’une mère épicière. J’aime mon village et j’ai toujours été investi dans la vie locale : au comité des fêtes, au club de foot puis dans l’association des parents d’élèves… » C’est à 45 ans, après une carrière ancrée au sein de Syngenta, que le Montpézatois entre en politique. D’abord en 2008, comme adjoint à l’urbanisme du maire Bernard Compan, puis comme maire en 2014 : « Nous étions deux équipes issues de la même liste. Je n’avais pas vraiment le soutien du maire sortant… Mais avec une équipe moderne et dynamique, nous avons réussi à l’emporter. »
Avec « plus de ronds dans les caisses et de gros emprunts », Jean-Michel Andriuzzi met en place un plan d’économies « structurelles » : « Ce sont des économies durables et non à un coup que l’on retrouve chaque année, comme l’isolation des bâtiments avec du double vitrage, la mise en place de pompes à chaleur, le passage au 100 % LED… » Les projets d’envergure arrivent ensuite : maison des associations, création de la zone d’aménagement du Grès, un nouveau quartier situé à l’entrée du village. En face, sur un terrain qui, pour l’heure, est encore vague, doit bientôt voir le jour un autre quartier porté par l’aménageur Opus Développement : le quartier de la Queyrade. Au programme : des logements, mais aussi une salle des fêtes, une maison de santé et, peut-être, une crèche…
Ce projet, initialement porté par la communauté de communes du Pays de Sommières, avait été annulé par l’ancien président Pierre Martinez, auquel Jean-Michel Andriuzzi s’st opposé sous le précédent mandat. Le produit financier de l’aménagement de la Queyrade doit financer une large part des travaux en cœur de village, notamment la rénovation de la place de l’hôtel de ville, d’un montant d’environ 1,2 M€. Lancé en janvier, le chantier devrait s’interrompre cet été avant de reprendre durant l’hiver. Fini le goudron, place prochainement aux pavés et à des aménagements perméables permettant à l’eau de s’infiltrer dans le sol. Un aménagement moderne pour cette commune de 1 400 habitants, à laquelle le maire espère ainsi donner un temps d’avance.