Élu à Uzès depuis 2014 après l’avoir été dans le Val-d’Oise, à Taverny, Jacques Caunan faisait partie des fidèles du maire Jean-Luc Chapon, aux manettes depuis 1983 et qui brigue un nouveau mandat. Jusqu’à il y a quelques mois, Jacques Caunan, explique avoir « l’impression que le maire ne comptait plus sur moi, j’en ai pris acte. S’il y a une rupture, elle n’est pas de mon fait. » Et l’élu de regretter de ne plus avoir pu « présenter en conseil municipal les délibérations de ma délégation (l’Environnement, le cadre de vie et la politique de la ville, NDLR) » et de n’être « plus invité aux réunions de groupe. »
De son côté, il affirme qu’il n’a « rien contre Jean-Luc Chapon, nous avons travaillé ensemble pendant des années, et il faut lui rendre justice, il a fait beaucoup de choses. » Seulement, « le système commence à se gripper depuis quelque temps, il n’y a plus de dialogue au sein de la majorité, et les Uzétiens ne se sentent plus entendus », affirme-t-il.
Alors il a décidé de monter une liste, « Choisir ensemble Uzès », pour porter « une rupture simple, mais radicale, mettre l’humain au centre, assure-t-il. Du concret, du quotidien, de l’efficace, pas détruire ce qui a été fait, mais construire sur ce qui a été fait. » Sur la propreté de la ville, érigée en priorité : « Uzès n’est pas une ville sale, mais la balayeuse passe trois à cinq fois par semaine uniquement en centre-ville, j’estime que toute la ville doit en bénéficier », affirme-t-il, plaidant aussi pour l’installation de colonnes de tri des déchets et de composteurs collectifs « dont le maire ne veut pas. »
Sur la sécurité, Jacques Caunan veut déployer le dispositif de participation citoyenne avec la gendarmerie, et « mieux gérer les effectifs de police municipale, revoir leurs créneaux de travail ». Il souhaite aussi « développer le réseau de vidéoprotection et le gérer autrement. Il n’y a pas quelqu’un devant 24/24h, nous avons mis 350 000 euros pour installer des caméras que nous n’exploitons pas assez. » Dans la même veine, le candidat veut aussi « renforcer l’éclairage public dans les quartiers périphériques ».
Enfin, Jacques Caunan érige comme troisième priorité le projet de Parc naturel régional des Garrigues, bloqué pour l’instant par l’opposition du maire d’Uzès. Jacques Caunan n’a jamais fait mystère de sa position en faveur du PNR, et s’il est élu, il s’engage « à présenter, dans les trois mois, une délibération pour annuler celle prise contre le projet de PNR en juillet 2023 ».
Jacques Caunan affirme que sa liste est « complète », et qu’il est le seul représentant de la majorité actuelle dedans. « Il y a des présidents d’associations, un vétérinaire, une infirmière, deux agents des services techniques d’autres communes, aucun n’est élu, ce sont des Uzétiens qui veulent travailler pour leur ville. » Il lâche un nom, celui d’Henry de Cazotte, président de l’association l’Uzège.
Et s’il est lui-même à la tête du comité local d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe, Jacques Caunan dit n’avoir « jamais brandi (son) étendard » et être à la tête « d’une liste vraiment apolitique, je n’ai jamais demandé aux personnes venues me rejoindre si elles votaient pour untel ou untel. »