Publié il y a 1 h - Mise à jour le 18.05.2026 - Anthony Maurin - 3 min  - vu 90 fois

SANTÉ « Mai en gris » : une première au CHU de Nîmes

Le CHU de Nîmes, Carémeau (Photo Archives Anthony Maurin).

À l’occasion de l’initiative « Mai en gris », dédiée à la sensibilisation aux tumeurs cérébrales, le CHU de Nîmes organise pour la première fois une journée d’information et d’échanges ouverte à tous.

CHU Nîmes carémeau (Photo CHU Carémeau)

Un rendez-vous essentiel pour mieux comprendre ces pathologies complexes, soutenir la recherche et accompagner les patients et leurs proches.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les tumeurs du système nerveux central représentent une part significative des cancers rares à l’échelle mondiale, avec plusieurs centaines de milliers de nouveaux cas diagnostiqués chaque année.

Malgré leur relative rareté, leur impact est majeur en raison de leur gravité, de la complexité des diagnostics et des séquelles fonctionnelles qu’elles peuvent engendrer. Ces pathologies touchent aussi bien les adultes que les enfants et nécessitent une prise en charge hautement spécialisée.

Ces dernières années, la recherche en neuro-oncologie a connu des progrès significatifs, notamment grâce à la médecine de précision, au développement de l’immunothérapie et à l’amélioration des techniques chirurgicales et de la radiothérapie. L’identification de biomarqueurs moléculaires permet aujourd’hui d’affiner les diagnostics et d’adapter les traitements au profil de chaque patient, ouvrant la voie à des thérapies plus ciblées et mieux tolérées.

Le CHU de Nîmes, Carémeau (Photo Archives Anthony Maurin).

Dans ce contexte, le CHU de Nîmes organise pour la première fois une journée « Mai en gris », en partenariat avec l’association ARTC Sud. De 10h à 14h, des stands d’information seront proposés dans le hall central du site de Carémeau pour présenter le parcours patient, les soins proposés et le rôle des associations.

Une conférence grand public se tiendra également de 17h à 18h30 (Salle 411), animée par le docteur Jean-Sébastien Guillamo, neurologue, et le docteur Hassan El Fertit, neurochirurgien, autour des signes d’alerte, de la prise en charge et des avancées thérapeutiques.

« À travers l’expertise de différentes disciplines (NDLR Neurologie, Neurochirurgie, Oncologie, Radiothérapie, Imagerie médicale, Anesthésie-Réanimation, Anatomopathologie, Médecine nucléaire, Soins de support, Psychologie, Médecine physique et de réadaptation, Recherche clinique, …), le CHU de Nîmes s’inscrit pleinement dans la dynamique de recherche et d’innovation dédiée aux tumeurs cérébrales. Nous œuvrons chaque jour pour améliorer les connaissances, affiner les traitements et proposer une prise en charge globale et personnalisée à nos patients », souligne le professeur Éric Thouvenot, chef du service Neurologie du CHU de Nîmes.

CHU Nîmes carémeau (Photo cabinet MBA)

Le CHU de Nîmes s’appuie sur une expertise reconnue en neuro-oncologie, mobilisant une équipe pluridisciplinaire composée de neurochirurgiens, neurologues, oncologues, radiologues et soignants spécialisés. Cette organisation permet d’assurer une prise en charge coordonnée, depuis le diagnostic jusqu’au suivi, intégrant les dernières innovations thérapeutiques et un accompagnement global des patients et de leurs proches.

« Cette première édition de « Mai en gris » au CHU de Nîmes illustre notre engagement, en tant qu’acteur majeur de la prise en charge des tumeurs cérébrales sur le territoire, grâce à l’expertise des équipes médicales et soignantes, à des équipements de pointe et à un accompagnement individualisé de très grande qualité », ajoute Frédéric Rimattei, directeur général du CHU de Nîmes.

Le CHU de Nîmes occupe une place stratégique en Occitanie pour le traitement des pathologies neurochirurgicales complexes, avec une activité couvrant des affections comparables, en termes de technicité et de gravité, aux tumeurs cérébrales primitives ou secondaires.

CHU Nîmes-Montpellier axes et innovation (Photo Anthony Maurin)
Frédéric Rimattei (Photo Anthony Maurin)

Parmi ces pathologies figurent notamment les malformations vasculaires cérébrales (anévrismes, malformations artério-veineuses, cavernomes ou fistules durales), les tumeurs de la moelle épinière et des méninges rachidiennes, les tumeurs de l’hypophyse, les neurinomes des nerfs crâniens, les tumeurs osseuses du crâne et de l’orbite, ainsi que les traumatismes crâniens sévères et les hydrocéphalies nécessitant des techniques de neurochirurgie avancées.

Il assure également une prise en charge spécialisée en neurochirurgie rachidienne et médullaire (hernies discales complexes, canal cervical ou lombaire étroit, fractures vertébrales, malformations comme Arnold-Chiari ou syringomyélie) renforçant son rôle de centre de recours régional en neurosciences.

Enfin, le service développe une expertise en neurochirurgie fonctionnelle, notamment pour la douleur chronique et la spasticité (pompes à baclofène, neurotomies), témoignant d’une offre de soins neurochirurgicaux complète et multidisciplinaire comparable à celle des grands centres universitaires régionaux.

CHU Nîmes carémeau (Photo CHU Carémeau)

Présente au CHU de Nîmes, l’association ARTC Sud œuvre activement pour faire avancer la recherche sur les tumeurs cérébrales et accompagner les patients ainsi que leurs proches. Elle soutient financièrement des projets scientifiques, attribue des bourses à des chercheurs en neuro-cancérologie et propose un accompagnement concret à travers des actions d’information, d’écoute et l’organisation de groupes de parole. Elle contribue également à diffuser les connaissances sur les traitements disponibles et en développement.

« L’engagement de l’association ARTC Sud est essentiel pour faire le lien entre la recherche, les soignants et les patients. À travers ses actions, elle participe activement à améliorer l’accompagnement et à faire progresser les connaissances sur ces pathologies complexes », souligne le docteur Chantal Campello, déléguée départementale de l’association.

Ouverte à tous, cette journée constitue une occasion unique de mieux comprendre ces pathologies, d’échanger avec des professionnels de santé et de soutenir la recherche.

CHU Carémeau de Nîmes. (Photo : Anthony Maurin)

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