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ALIMENTATION : Le combat contre « l’IGP Miel des Cévennes » continue

Le syndicat apicole gardois réagissent à l'annonce du ministre de l'agriculture concernant l'Indication géographique protégée miel des Cévennes. Photo DR/

Le syndicat apicole du Gard a exprimé par courrier au président de la République, François Hollande, sa surprise et son mécontentement concernant l'annonce de Stéphane Le Foll en date du samedi 7 juillet. En effet, lors d'une visite dans le Gard, le ministre de l'Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Forêt avait confié au président du département, Damien Alary, avoir l'intention de signer  l’arrêté de l’indication géographique protégée (IGP) « Miel des Cévennes ».

Une annonce qui n'est pas tombée dans l'oreille de sourds, comprenez les membres du syndicat apicole du Gard représentés par le président Frédéric Chambon. "Cela fait dix ans que nous nous battons contre cette IPG et là, sans même nous concerter le ministre fait part de son engagement en faveur de ce qui pour nous, comme pour les chambres d'agriculture de la Lozère et de l'Ardèche etc, est une aberration" lance le président. Aussi, le syndicat apicole du Gard a repris les armes pour continuer le combat contre ce projet lancé à l'origine par l'Association de développement de l'apiculture professionnelle en Languedoc-Roussillon et le groupement des miels du Languedoc.

Une lettre a ainsi été adressée au président de la République, au Premier ministre et au ministre de l'Agriculture. "Il faut qu'ils sachent que nous ne sommes pas contre une reconnaissance de la qualité de notre produit, mais le choix de l'IGP est calculé, poursuit-il. IGP est très contraignant. Si vous ne cotisez pas, vous ne pouvez pas inscrire "Miel des Cévennes" sur l'étiquette de votre produit. Un terme "Cévennes" d'ailleurs qui est restrictif et pourtant, la majorité des producteurs qui sont pour cette IPG ne sont pas Cévenols. Ils viennent poser leurs ruches dans les Cévennes puis les enlèvent pour retourner sur la plaine dans le Gard (Nîmes, Remoulins, Sommières etc) ou dans l'Hérault. Ils ne font pas vivre les Cévennes."

"L'IGP n'est pas un signe de qualité"

S'ajoute à ces critiques, un cahier des charges "trop léger". "Ce n'est pas un gage de qualité. Nous aurions préféré avoir le label rouge ou AOC. Ce projet n'est qu'une histoire de copinage pour maîtriser le marché du miel pour les gros producteurs qui ne sont pas cévenols" rajoute Frédéric Chambon qui promet d'interpeller très bientôt les élus gardois dont le président du conseil général du Gard.

On en reparle...

Stéphanie MARIN

stephanie.marin@objectifgard.com

 

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