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FAIT DU JOUR. Le mélodrame est loin d’être fini au cinéma d’Aigues-Mortes

D.R/C.M
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Voilà plus d'un mois que l'association "Grand Ecran pour Tous" occupe le cinéma d'Aigues-Mortes. Au coeur du litige : le partage d'exploitation avec un nouvel acteur : Culturespaces. Demain après-midi, plusieurs membres du collectif comparaissent devant la justice… Parmi les prévenus : une dame âgée de 83 ans !

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Si elle était sortie sur les écrans, la série :"Les déboires du Cinéma Marcel Pagnol" aurait certainement connu un grand succès… Une sorte de Plus Belle la Vie camarguaise, plus sanguine, expressive et avec plein de rebondissements. Ce jeudi, justement, une nouvelle péripétie attend l'association "Grand Ecran pour Tous", qui gère depuis vingt ans le cinéma municipal Marcel Pagnol.

Réunis au sein du collectif Gardarem Lou Pagnol, les militants ont élu domicile, depuis plus d'un mois, dans le cinéma. Une occupation illicite qui entraîne la comparution d'une quinzaine de personnes devant le tribunal administratif de Nîmes. "La doyenne des délinquantes a 83 ans ! C'est la voyoucratie du troisième âge", ironise un occupant, distribuant des tracts pendant la fête votive.

Au cœur de toute cette affaire : la décision de la ville d'introduire un nouvel acteur, Culturespaces (filiale de GDF Suez), dans l'exploitation du cinéma. Un sacré chamboulement pour la structure associative et ses membres... A travers une nouvelle convention, Culturespaces, organisme de gestion et de valorisation des monuments historiques, devrait diffuser toute la journée un court-métrage de 20 minutes sur l'histoire de la cité médiévale. Le soir, les projections de films reprendront leur cours normalement.

Epinards. Seulement, après plusieurs réunions et rencontres, aucun accord n'a été trouvé entre les protagonistes. Un scénario catastrophe pour l'association qui a même quitté la table des négociations. "Cela a été fait en catimini ! Avec leur nouvelle organisation on nous prive de nos séances et de l'organisation de nos festivals... On a beaucoup moins de projections qu'avant. Si on résiste, c'est pour l'intérêt général", avance la vice-présidente, Isabelle Secretan. "Il y a d'autres salles disponibles qu'on peut réhabiliter", crie un autre militant. Alors, quand les premières pelleteuses ont fait ronronner leur moteur pour effectuer les 300.000 euros de travaux payés par Culturespaces, une quarantaine de militants a occupé le cinéma.

Du côté de la municipalité, le son de cloche n'est pas tout à fait le même… Avec un coût de 80.000 euros par an - subvention et frais de gestion compris - pour seulement 10.000 spectateurs, le cinéma est couteux et peu rentable. L'introduction d'un exploitant privé permettrait de mettre du beurre dans les épinards du budget d'Aigues-Mortes. "C'est une réaction de passionnés que nous pouvons comprendre (…) ", répond la municipalité, qui n'écarte pas non plus, à six mois des municipales, les agitations politiques sous-jacentes. Et d'ajouter : "Avec cette nouvelle organisation nous espérons accroître la fréquentation du cinéma, tout en conservant nos activités pédagogiques à destination des scolaires". Reste à savoir si, après toutes ces invectives, la série du cinéma aigues-mortais se terminera par un happy end... La suite au prochain épisode.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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