Politique

POLITIQUE La députée gardoise Françoise Dumas « ni godillot, ni déloyale »

Paloma Nîmes. Marie Flore (Photo Yannick Pons)
Françoise Dumas au Palais Bourbon. Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard.
La députée gardoise Françoise Dumas au Palais Bourbon. Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard.

En plein été, la tribune des 200 députés socialistes soutenant le gouvernement, publiée dans Le Monde, est presque passée inaperçue dans le Gard. Intitulé « Ni godillots, ni déloyaux : L’appel des 200 députés socialistes« , le texte a pour but de faire entendre la voix des députés PS fidèles au gouvernement, face aux loquaces frondeurs opposés au coup de barre à droite de François Hollande.

Parmi les signataires, on retrouve Françoise Dumas. La députée PS du Gard défend mordicus « le rassemblement aux cotés de l’exécutif afin de maintenir le cap du redressement« . Quand certains de ses camarades dénoncent une tromperie sur la marchandise –dichotomie entre promesses électorales et politique menée (augmentation des impôts, allégement des charges pour les entreprises, révision des seuils…) -, la Gardoise appelle à jouer collectif. Si certains seraient tentés de voir ce soutien affiché comme une courbette pour préserver un siège ou d’accéder à un poste, l’ensemble des députés avancent eux la réussite de la France : « Nous connaissons le désarroi qui s’exprime devant des résultats qui tardent à arriver. Nous mesurons à quel point le chômage toujours trop élevé est une plaie ouverte dans notre démocratie. (…) Le  rassemblement, c’est ce qui fait notre force, nous permet de convaincre et d’entraîner avec nous les Français.« 

Le débat « godillots » ou « déloyaux » n’a, selon eu, pas de sens. Arrivée aux affaires en temps de crise, la gauche a toujours été à l’épreuve du pouvoir constatant désertions et mutineries dans ses rangs : « La SFIO de Jaurès n’avait-elle pas tourné le dos au député socialiste indépendant, faisant comme bon lui semble ? (…) La fondation du PS d’Epinay avait admis la double nature des députés, solidaires de leur famille politique à coup sûr et en même temps représentants de leurs électeurs. Le groupe parlementaire n’est pas la fraction parlementaire du parti comme c’est le cas en Allemagne, il a toujours cherché son équilibre entre la singularité et la solidarité« . C’est à se demander si l’Histoire, avec les socialistes, n’est pas un éternel recommencement…

Coralie Mollaret

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité