Politique

LE 7H50 d’Éline Enriquez : « Aux municipales, j’ai envie de voler de mes propres ailes »

Eline Enriquez, conseillère municipale à la Ville de Nîmes, déléguée aux crèches, à la petite enfance (Photo : Coralie Mollaret)

Élue à la ville de Nîmes depuis 2008, Éline Enriquez, 35 ans, se présente aux élections municipales de Saint-Dionisy en Vaunage. 

Objectif Gard : Conseillère municipale nîmoise, vous êtes tête de liste à Saint-Dionisy. Pourquoi ? Êtes-vous lassée de la guerre Fournier-Lachaud ?

Éline Enriquez : Pas du tout. D’ailleurs à titre personnel, je ne la vis pas ! J’ai beaucoup appris pendant 12 ans à la ville de Nîmes et aujourd’hui j’ai envie de voler de mes propres ailes. En 2014, on m’avait déjà demandé de me présenter sur une commune de l’agglomération. Mais je ne me sentais pas prête... Depuis, je me suis présentée aux Départementales en 2011. J'ai aussi été suppléante d’Étienne Mourrut aux législatives de 2012. Pour moi, le moment est venu. 

Tout le monde ne vous connaît pas. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis née en Vaunage, à Calvisson. Je suis une fille de la terre, j’ai encore des vignes. Je suis également maman de deux enfants. Mon fils s’appelle Pierre-Étienne, une promesse faite à Étienne Mourrut. Avec l’ancien maire du Grau-du-Roi, j’avais un gros feeling politique. De métier, je suis proviseur de lycée puisqu'à la base je suis enseignante en histoire-géographie. Mon mémoire portait sur la monographie d’une famille protestante en Vaunage, du XVe siècle à la Seconde Guerre mondiale. J’aime profondément la Vaunage et d'ailleurs, mes ancêtres ont été maire de Caveirac.

Vous habitez à Saint-Dionisy. Comment avez-vous fait pour être élue à Nîmes ?

En 2008, je vivais encore à Nîmes. Je finissais mes études. Vous savez, on peut se présenter dans une commune quand on est propriétaire d’un bien ou que l’on a une entreprise. C’est mon cas.

Ancienne adhérente du Nouveau centre, vous êtes partie chez Les Républicains. Pourquoi ?

C’était juste après les élections municipales de 2014. Je n’étais plus en phase avec les centristes nîmois. Historiquement, je suis quelqu’un de Droite et je ne suis pas centriste. Il y a des questions sur lesquelles je ne suis pas d’accord. Je suis plus dans la lignée des idées d’Étienne Mourrut ou de Jean-Paul Fournier. Notamment sur des questions sociétales comme la famille, la valeur du travail, le mérite... 

Il n'y a rien à jeter dans le bilan du maire sortant

Revenons à Saint-Dionisy. Quel bilan dressez-vous du maire sortant Michel Gabach ?

Michel a fait deux mandats et aujourd'hui, il compte s'arrêter. J’ai énormément de respect pour lui. D'ailleurs, on se voit tout le temps : c'est mon voisin ! Il gère la commune avec son cœur. Il a su préserver la taille humaine du village, notre cadre de vie. Il a fait sortir l’école du regroupement scolaire à Boissières. Il a créé une petite médiathèque et a accueilli le foyer pour les handicapés. Il n'y a rien à jeter dans son bilan. 

Où en êtes-vous de la constitution de votre liste et du projet ? 

Ma liste de 15 candidats (plus deux remplaçants) est bouclée. Je vais attendre la fin de l’année, début janvier, pour la faire connaître. Je pense qu’elle est très représentative du village. Il y a des gens connus et qui ont fait les choses. Je veux conserver un village à taille humaine. Je ne veux pas en dire trop. Je compte présenter mon projet en même temps que la liste. En tout cas, je suis en train de rencontrer beaucoup de monde pour bâtir un vrai projet chiffré et réalisable. Le budget du village, c’est un gros million d’euros contre plus de 300 millions pour une ville comme Nîmes. 

Un autre républicain, Thierry Combel, souhaite se présenter. Aucune alliance n’est possible avec lui ?

Non, je pense pas. Nous n’avons pas du tout le même style et la même vision. Je n’ai pas envie de le récupérer sur la ma liste. Moi, je fais les choses dans la douceur et la discussion.

La fédération Les Républicains du Gard devrait prochainement se prononcer sur la situation à Saint-Dionisy. Pensez-vous êtes soutenue par vos pairs ? 

Oui, j'ai le soutien des élus nîmois : le maire de Nîmes me dit que j’ai raison ! Idem pour Pascale Mourrut, secrétaire Les Républicains de la deuxième circonscription du Gard. Ma liste sera sans étiquette. Mon engagement est cohérent au vu de mon parcours avec mes douze années passées à la ville de Nîmes. Et puis, à Saint-Dionisy, je reste dans l'agglomération de Nîmes métropole. 

Propos recueillis par Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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