Politique

PONT-SAINT-ESPRIT Claire Lapeyronie défend l’idée de baisse des impôts à mi-mandat

Benjamin Desbrun et Claire Lapeyronie (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le thème de la baisse des impôts locaux a fait son retour dans la campagne électorale du second tour des municipales à Pont-Saint-Esprit. Une campagne musclée et qui n'est pas partie pour s’apaiser.

D’un côté, Catherine Chantry prône une baisse des impôts locaux immédiate. De l’autre, la maire sortante Claire Lapeyronie propose quant à elle une baisse des impôts locaux à mi-mandat. Dans un communiqué, cette dernière dénonce les « contrevérités » de Catherine Chantry.

Ainsi, Claire Lapeyronie rappelle en préambule que le taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) « n’est plus fixé par les communes mais par les agglomérations, en l’occurrence pour Pont-Saint-Esprit, par la communauté d’agglomération du Gard Rhodanien. »

Sur le fond, Claire Lapeyronie défend l’idée de baisser les taux d’impôts locaux à mi-mandat car « en 2023, l’un des emprunts historiques de la commune sera définitivement remboursé, ce qui permettra de dégager une marge de manœuvre financière permettant de diminuer les impôts. » Autre raison avancée par la maire sortante, « maintenir un bon niveau d'investissement. Il y a beaucoup à faire pour rendre la ville plus agréable pour les habitants. Ce n’est pas le moment de marquer le pas ! »

La crise sanitaire s'invite dans le débat

La crise sanitaire fait aussi partie des raisons d’une telle proposition : « Il va bien falloir absorber les dépenses liées à la crise sanitaire qui se montent déjà à approximativement 300 000 euros (achat de masques, équipement des agents, prime aux agents dont l’État s’est désengagée en en confiant le paiement aux communes, aides indispensables aux commerçants pour leur permettre de faire face [...]. Par ailleurs, qui peut aujourd’hui prétendre qu’il sait comment cette pandémie va évoluer et qui peut donc garantir qu’il n’y aura pas de nouvelles dépenses à prévoir dans les mois à venir ? »

Dernière raison invoquée par Claire Lapeyronie : « La relance de l’économie passe par la mise en œuvre rapide des projets des collectivités publiques. Les travaux de la nouvelle gendarmerie et ceux de la rénovation des escaliers Saint-Pierre sont prêts à démarrer. Y renoncer serait irresponsable : perte de toutes les subventions, pénalités sur les marchés non honorés, sécurité des Spiripontains fortement mise à mal. »

Enfin, Claire Lapeyronie adresse un tacle à sa concurrente, en rappelant que « en 6 ans de mandat d’adjointe au maire », elle n’a jamais réclamé une baisse des impôts locaux, et qu’au niveau de l’Agglo, « lors du dernier conseil communautaire du lundi 8 Juin, Mme Chantry, représentée par Mme Pauty, a voté pour le maintien des taux 2020 de la part "Agglomération" sur la totalité des taxes. » 

Et pour conclure, la maire sortante voit en celle qui a été son adjointe « une candidate tellement dévorée par l’ambition – l’unique ambition – de devenir maire qu’elle n’est en est plus à une contradiction et un mensonge près. Quitte à sombrer totalement dans une démagogie populiste sans queue ni tête dont les Spiripontains ne seront pas dupes. » Ambiance.

Th.A

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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