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DEPARTEMENTALES Roquemaure : Nathalie Nury donne sa « part de vérité »

Nathalie Nury, entourée de la conseillère régionale Monique Novaretti, de la présidente du Département Françoise Laurent-Perrigot et du sénateur Denis Bouad (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Nathalie Nury, entourée de la conseillère régionale Monique Novaretti, de la présidente du Département Françoise Laurent-Perrigot et du sénateur Denis Bouad (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La conseillère départementale sortante, qui fera face en juin à son binôme actuel Philippe Pecout, a officialisé ce vendredi sa candidature aux départementales sur le canton de Roquemaure en présence de la présidente du Département Françoise Laurent-Perrigot et du sénateur Denis Bouad. 

L’occasion pour elle de sous-titrer l’image en rappelant que « la majorité départementale m’a désignée comme candidate et fait bloc derrière moi. » La présence également de la conseillère régionale Monique Novaretti, membre du Parti radical de Gauche comme le nouveau binôme de Nathalie Nury, Patrick Scorsone, est également à souligner. Et encore, les conseillers départementaux Amal Couvreur et Christophe Serre, qui devaient également venir, n’ont pas pu se libérer. 

Bref, Nathalie Nury joue la carte légitimiste face à Philippe Pecout, sortant comme elle, qui a donc choisi de partir tout de même en binôme avec la maire de Saint-Victor-la-Coste Véronique Herbé. Nathalie Nury a choisi de venir sans le sien, de binôme, pour dire sa « part de vérité » sur ce qui se passe avec Philippe Pecout, qui « aujourd’hui est un adversaire politique. » Les mots sont forts, mais choisis, face à un élu dont elle considère qu’il s’est rendu coupable de « trahison » envers elle, après avoir admis, « les yeux dans les yeux » qu’il n’avait « pas fait le taf sur le canton », affirme-t-elle, citant les mots que Philippe Pecout lui aurait tenus. Ce même Philippe Pecout qui lui aurait dit qu’il la soutiendrait, affirme-t-elle toujours, avant finalement de décider de s’engager contre elle. 

Et Nathalie Nury, qui se dit « blessée par cette trahison » l’affirme encore, ce n’est « pas parce qu’il a perdu deux fois les élections municipales que nous en sommes arrivés là. » Mais la Gauche en est là, avec une candidature officielle, et une autre avec un élu qui sort lui aussi de la majorité départementale. « Mais la liste de Gauche, c’est nous, Philippe Pecout a eu le soutien de la République en marche, qui ne sont pas de Gauche », se plaît-elle à lancer, elle qui n’est plus encartée au PS « ni nulle part, par choix. » 

« Le problème est très simple, il y a un couple d’amis qui divorce et nous sommes obligés d’en choisir un des deux », résume Denis Bouad, qui ne tarit pas d’éloges sur Nathalie Nury, comme sa successeur dans le fauteuil de président du département Françoise Laurent-Perrigot. Vice-présidente à l’éducation, Nathalie Nury « gère 53 collèges, c’est énorme, il faut être forte, j’admire son dynamisme et sa compétence », lancera Françoise Laurent-Perrigot. Denis Bouad dressera le bilan de son action, avec la re-sectorisation de Nîmes, les collèges du Mas de Mingue et de Remoulins, plusieurs halles des sports, les dossiers sur les futurs collègues de Saint-Gilles et de Pont-Saint-Esprit, ou encore l’agrandissement du collège de Roquemaure pour 1,5 million d’euros. 

« Je n’ai pas à rougir de mon bilan, tant pour le département que pour mon canton », soulignera celle qui entretemps est devenue maire de Roquemaure. Concilier les deux ? « J’y arrive, c’est une question d’organisation », dit-elle. Outre les collèges, l’élue mettra en exergue les « 5,3 millions d’euros injectés sur les routes du canton », le soutien aux maisons en partage et aux communes via les contrats territoriaux. Quant au fait de tenir sa conférence de presse dans le domaine viticole bio de la Cote du Puy, à Roquemaure, il faut y voir une marque de soutien au monde agricole « qui souffre du changement climatique, le Conseil départemental agit sur le schéma de gestion de la ressource en eau. » 

Et si Philippe Pecout est désormais un adversaire politique, « l’ennemi reste le Rassemblement national », affirme Nathalie Nury, sur un canton où le parti d’Extrême-droite fait de gros scores. « Écoutez leur discours, leur programme c’est plus de sécurité, mais le Conseil départemental n’a aucun rôle sur la sécurité », affirmera Denis Bouad. Et quand bien même, « nous avons mis un million d’euros sur les alarmes anti-intrusion dans les collèges, affirmera Nathalie Nury. Tout ce qu’on devait faire, on l’a fait, donc si le RN arrive, il ne feront rien de plus. » 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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