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SERNHAC Deux mois après sa mise en service, la centrale photovoltaïque inaugurée

La centrale photovoltaïque de Sernhac a été inaugurée ce mardi. (photo Neoen)
Le parc photovoltaïque de Sernhac peut produire de l'énergie pour l'équivalent de 3 000 habitants. Delphine Guinet, chef de projet responsable du développement des projets en Occitanie, a fait la visite aux présents. (photo Marie Meunier / Objectif Gard)

Le 15 avril, la centrale photovoltaïque du chemin de la Gravière à Sernhac entrait enfin en service. Elle a été inaugurée ce mardi, marquant ainsi l'aboutissement d'un projet au long cours, dont les prémices remontent à 2013, lors que le conseil municipal s'est prononcé pour le projet qui emplit maintenant cette friche agricole.

La centrale photovoltaïque de Sernhac c'est 11 340 modules répartis sur 2,3 hectares. Cela représente 4,9 MWc (mégawatt-crête) de puissance installée pour une production annuelle de 8,7 GWh/an (gigawattheures/an). En clair, l'installation génère du chauffage et de l'eau chaude pour la consommation équivalente de 3 000 habitants (Sernhac n'en compte que 1 700).

L'inauguration a eu lieu avec la présence des représentants de Neoen, avec le député Anthony Cellier et le maire de Sernhac, Gaël Dupret. (Marie Meunier / Objectif Gard)

De nombreux représentants de Neoen, porteur du projet, mais aussi autres acteurs économiques et locaux étaient là ce mardi. Le maire, Gaël Dupret, ainsi que le député Anthony Cellier, étaient présents pour cette inauguration en grande pompe, avec visites casquées, discours et coupe de ruban. Il fallait bien cela pour marquer la conclusion de ce projet qui a connu quelques péripéties.

"Il faut faire de la transition écologique mais c'est beaucoup de contraintes administratives, de la DDTM, des fouilles archéologiques...", liste Gilles Chay, premier adjoint sous le précédent mandat et qui a suivi de près le chantier. D'ailleurs, il y a quelques mois, le projet avait bien failli s'arrêter car des fouilles ont été menées sur 10% de la surface d'emprise, par l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Et il y a été découvert des vestiges datant du néolithique.

Finalement, des solutions ont été trouvées en surélevant certains éléments et ne creusant pas à plus de 40 cm au sol. Côté technique, les panneaux photovoltaïque sont équipés de la technologie tracker, qui s'oriente selon la position du soleil. Et niveau écologie, le projet, clôturé sur 7,2 hectares, est prêté pour un troupeau de moutons qui pâturent et entretiennent le sol. 700 m2 sont aussi mis à disposition par Neoen pour l'installation de ruches, 7 hectares pour le pâturage équin, et plusieurs espèces fourragères et mellifères ont été réensemencées.

Un troupeau de moutons a élu domicile dans l'espace clôturé et entretient ainsi le terrain. (Marie Meunier / Objectif Gard)

C'est donc Neoen, le premier producteur indépendant français d'énergies exclusivement renouvelables, qui a été choisi pour le projet. La mairie lui a octroyé un bail que la société payera 60 000 €/an pendant les 12 prochaines années. Ce projet vient confirmer la percée du Gard dans le secteur du photovoltaïque. Avec 311 MW, le département représente 14% de la puissance totale en Occitanie et se place comme le 2e département de la Région dans le domaine.

Marie Meunier

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