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CCPU Conseil communautaire : discussions constructives autour du projet alimentaire territorial

Le conseil communautaire de la CCPU s'est tenu à Saint-Quentin-la-Poterie ce lundi soir. (Marie Meunier / Objectif Gard)
21 délibérations étaient inscrites à l'ordre du jour. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Ce lundi 20 septembre s'est tenu le conseil communautaire de rentrée de la communauté de communes Pays d'Uzès, à la salle des fêtes de Saint-Quentin-la-Poterie. Une séance dans une ambiance sereine, avec 21 délibérations à l'ordre du jour. Toutes votées à l'unanimité.

Pour commencer, les élus ont délibéré pour l'attribution de deux subventions. L'une de 15 000 € à la société exploitant le cinéma Le Capitole d'Uzès (qui vient s'ajouter aux 30 000 € alloués par la mairie), l'autre de 24 000 € pour le Comité de promotion agricole. Ce dernier se servira de cette somme notamment pour organiser ses cinq manifestations annuelles : Saison de la truffe, Fête de l'olive, Foire aux vins, Marchés nocturnes et Tonnerre de bio. Ça sent bon le terroir !

Jean-Luc Chapon (Uzès) s'est ensuite lancé dans l'énonciation de sept points. Tous traitant de l'acquisition de parcelles qui constitueront le périmètre de la future zone d'activité Peire plantade nord à Moussac. Elle permettra d'étendre la ZAE Peire plantade sud aujourd'hui occupée en totalité. La communauté de communes souhaite ainsi augmenter son offre foncière à destination des entreprises, pour que celles-ci restent ou s'installent sur le territoire.

Acquérir des terres agricoles et les proposer à bas prix aux jeunes agriculteurs cherchant à s'installer

Mais la délibération sur laquelle l'assemblée a le plus débattu, c'est celle sur le projet alimentaire territorial. Un débat constructif et très positif, même du côté de l'opposition où on salue le travail déjà effectué. Pour rappel, la communauté de communes Pays d'Uzès a été labellisée en mai dernier par le ministère de l'Agriculture pour mener un projet alimentaire territorial. Ce qui amène la collectivité à contribuer au développement de l'agriculture tout en promouvant la qualité de l'alimentation.

L'objet de la délibération d'hier était de valider l'acquisition de terres agricoles sur Saint-Maximin et Sanilhac-Sagriès. Le but étant ensuite de les mettre à disposition "des jeunes agriculteurs qui cherchent à s'installer pour une somme modique, explique Joseph Guardiola, vice-président délégué à l'Agriculture. Ce sont les premiers terrains qui se présentent. Il y en aura d'autres dans les mois qui suivent". Surtout que quand des jeunes veulent s'installer et qu'ils ne sont pas issus de familles d'agriculteurs, il est difficile pour eux de trouver des terres.

Aux interrogations de Lydie Defos du Rau (Uzès) sur la manière dont ces terres ont été fléchées, Fabrice Verdier reprécise : "Dès lors qu'il y a des terrains agricoles à vendre, ça passe par la SAFER. Le correspondant local va en informer les agriculteurs et chacun peut faire acte de candidature. Un comité va étudier toutes les candidatures. Si la SAFER nous dit qu'il n'y a pas d'acquéreur sur une terre, on peut mobiliser notre dispositif foncier. On arrive en dernier pour ne pas faire concurrence sur des terres qui intéressaient déjà des agriculteurs."

Des cultures moins gourmandes en eau...

En priorité, la CCPU recherche des terres avec de la présence d'eau dans le sol, "le but étant à terme d'installer des maraîchers", précise Joseph Guardiola. Il sera aussi possible d'installer des serres. Michel Lafont (Belvezet) est aussi intervenu pour rappeler que sur sa commune, il n'y avait justement aucune goutte d'eau : "On a mis autour de la table la DDTM, la SAFER, l'ONF pour avoir une vision globale sur une agriculture sans eau dans la vallée. Peut-être pourrait-on développer des alternatives qui correspondraient à ces nouvelles agricultures ?"

Et Christophe Verdier de répondre : "La question de l'eau dépasse la commune de Belvezet. À l'échelle du département avait été lancé le schéma départemental hydraulique pour voir là où il y a de l'eau, et là où il y en a pas, quelles solutions on pourrait apporter ? En mettant le réseau du bas Rhône ou en créant des bassins de rétention ? Si on veut installer des agriculteurs, il faut chercher des cultures qui sont adaptées à cette pauvreté de l'eau. C'est une réflexion en cours."

Quant à Christophe Cavard (Uzès), il salue le travail mené en commission sur ce sujet et suggère d'intégrer petit à petit d'autres idées à ce projet territorial alimentaire "qui s'inscrit parfaitement dans les enjeux environnementaux actuels". La séance s'est terminée par le renouvellement de l'agrément d'espace de vie sociale de la structure Amande & Co.

Marie Meunier

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