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ALÈS La pilote alésienne Sonia Roussel et Wolf racing grandissent ensemble

Sonia Roussel 2e du trophée Wolf Thunder France. (Photo Rodolphe Petrovic / Wolf racing)

Installée à Saint-Martin-de-Valgalgues depuis la fin de l’année 2020, l’écurie Wolf racing France dirigée par Lionel Champelovier grandit plus vite que prévu. Les récentes belles performances de la pilote maison Sonia Roussel n’y sont pas étrangères.

« Quand on parle de Wolf sur un circuit, maintenant les gens savent qui on est. C’est un grand pari gagné ! », savoure Baptiste, fils de Lionel Champelovier, ancien pilote ayant choisi Saint-Martin-de-Valgalgues et sa proximité avec le Pôle mécanique pour donner naissance à l’antenne française de l’écurie Wolf racing cars en fin d’année dernière (lire ici).

Il est vrai qu’en moins d’un an, l’allure du constructeur de voitures de course a bien changé, certains de ses projets ayant déjà émergé. C’est notamment le cas du trophée Wolf Thunder France, un championnat mono-marque dont la première édition s’est achevée le 14 novembre dernier sur le mythique circuit du Mans, après des passages par celui du Castellet, de Magny-Cours, et de Lédenon, entre autres.

« Une voiture extraordinaire »

Ayant rejoint l’équipe saint-martinoise au début de l’année, la pilote alésienne Sonia Roussel y a glané la deuxième place du classement général, remplissant ainsi davantage son armoire à trophées. À 42 ans, celle qui a débuté sa carrière par la course de côte rend ainsi un bel hommage à son pilote de papa, décédé en 2006, et dont elle a repris le flambeau dès l’année suivante.

Une progression fulgurante pour celle qui découvrait la compétition automobile sur circuit il y a tout juste quelques mois. « J’ai eu la chance d’avoir une voiture extraordinaire avec la meilleure vitesse de pointe en ligne droite », apprécie la jeune femme. Le rapport poids-puissance optimal de sa Wolf Thunder GB08 (200 CV pour 378 kilos) en faisant une petite « bombe » à piloter. « C’est une voiture pour les puristes, qui se conduit à la force des bras, sans assistance », complète Baptiste Champelovier, chargé de communication chez Wolf racing France.

Si 15 pilotes ont pris part à ce premier volet du championnat ayant vocation à « faire connaître la marque », le dernier nommé se veut ambitieux pour l’avenir : « On aimerait internationaliser le trophée en intégrant des circuits européens dès la saison prochaine qui sera lancée par une course au Pôle mécanique au mois d’avril. »

Les premiers karts sont en cours de montage chez Wolf racing. (Photo Corentin Migoule)

De son côté, Sonia Roussel profitera de l’hiver marquant l’arrêt des compétitions pour tenter de réunir la somme de 80 000 euros nécessaire pour prendre part aux échéances 2022. « Le sport auto coûte très cher, c’est pour ça que le sponsoring est indispensable. Mon rôle c’est de fidéliser nos partenaires actuels et d’aller en chercher de nouveaux », concède celle qui est aussi commerciale dans une agence d’intérim.

Alors que Wolf racing espère prendre part au 24 Heures du Mans en 2023 pour les 100 ans de ce circuit mythique, en prenant dès l’an prochain le virage de l’endurance, les ateliers saint-martinois abriteront bientôt la première piste de kart indoor avec dénivelé du Gard. Un moyen de « préparer l’avenir » via la création d’une école de pilotage de kart pour détecter les futurs talents, un impératif car « tous les grands pilotes ont commencé par le kart ». 

Corentin Migoule

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