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SAINT-AMBROIX Tombé « amoureux » de la bâtisse, un couple a restauré le château de Fabiargues

Le château de Fabiargues que l'on devine derrière un rideau d'arbres a été édifié au mitan du XIXe siècle. (Photo Corentin Migoule)
Le château de Fabiargues que l’on devine derrière un rideau d’arbres a été édifié au mitan du XIXe siècle. (Photo Corentin Migoule)

Pour redonner vie au château de Fabiargues (Saint-Ambroix), tombé en désuétude depuis quelques années, Ève et Joane Dupuis ont eu besoin d’une bonne dose de courage et de toute leur clairvoyance. Mais le couple a aussi bénéficié d’un coup de pouce financier du réseau Initiative Gard, lequel a formalisé cette aide par une remise de chèque ce mardi matin.

« Ma fille rêvait d’être princesse, mon fils voulait être chevalier. Alors merci de remettre en état ce château. » C’est par cette anecdote intime que Daniel Augello, président du réseau Initiative Gard, a introduit son propos lors d’une cérémonie de remise de chèque fictif à Ève et Joane Dupuis, organisée ce mardi matin dans la somptueuse cour ombragée du château de Fabiargues, à Saint-Ambroix.

Le jeune couple d’origine parisienne a réalisé un rêve en achetant il y a deux ans cette bâtisse du XIXe siècle nichée au cœur d’un parc végétal de près de deux hectares. « Avec mon mari, on cherchait un bien de ce type à rénover. Quand on est tombé dessus, on a fait l’aller-retour dans la journée depuis Paris pour le visiter. Au début, j’ai pris peur ! », rejoue Ève Dupuis. Car la nature avait repris ses droits dans cette maison de retraite laissée à l’abandon au mitan des années 2010, donnant une allure repoussante à l’ensemble.

Eve et Joane Dupuis ont assuré la visite des lieux. (Photo Corentin Migoule)

Pas de quoi refroidir les ardeurs du couple qui, après réflexion, s’est lancé dans une fastidieuse rénovation durant deux ans. S’ils ont fait appel à des artisans locaux pour certaines phases du chantier, Ève et Joane Dupuis ont assuré eux-mêmes la transformation de l’intérieur du château, aidés de quelques amis. Ainsi, en avril dernier, ils ont ouvert au public leur cinq chambres d’hôtes et une salle de réception. À quelques mètres de la piscine, un autre bâtiment abrite l’entreprise Midi Traiteur, laquelle a repris les anciennes cuisines centrales du domaine. « C’est un traiteur qu’on propose à nos clients mais qu’on n’impose pas », précise Ève Dupuis.

Aussi, tandis qu’une suite dédiée aux personnes à mobilité réduite est actuellement en cours de réfection au rez-de-chaussée, les propriétaires du château de Fabiargues fourmillent d’idées. « Le domaine regorge de possibilités. Il est évolutif et on a plusieurs projets à échelonner sur plusieurs années », projette la jeune femme. Des projets rendus possibles par l’opiniâtreté d’un couple clairvoyant, qui a tout de même bénéficié d’un coup de pouce financier « décisif ».

Un chèque de 20 000 euros a été remis au couple de propriétaires. (Photo Corentin Migoule)

À hauteur de 20 000 euros, Initiative Gard, qui a vocation à soutenir les créateurs et repreneurs d’entreprises via un prêt d’honneur sans intérêt (taux à 0 %), y a hautement contribué. Membre du réseau associatif de financement de projets, la Communauté de communes de Cèze Cévennes était doublement représentée ce mardi matin. D’abord par son vice-président délégué au Développement économique, par ailleurs maire de la commune hôte, Jean-Pierre De Faria. « Je suis ravi que vous ayez choisi Saint-Ambroix. Vous avez redynamisé ce lieu où l’on venait, jusqu’à il y a encore quelques années, finir sa vie paisiblement », s’est-il réjoui.

En qualité de président de la Communauté de communes de Cèze Cévennes, Olivier Martin a quant à lui souligné « leur capacité à y croire », laquelle « montre qu’il y a de l’avenir dans les territoires ruraux pour peu que les collectivités et les partenaires commerciaux mutualisent leurs moyens ». Et d’enfoncer : « Croyons en cette ruralité qui fait la beauté de notre pays et notre joie de vivre ! » En représentation du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Gard (CCI), Éric Giraudier, Colette Ruegger a rappelé le rôle « majeur » joué par la CCI qui a « assuré l’étude de faisabilité » d’un projet de reprise associant de fort belle manière « tourisme classique et tourisme d’affaires ».

Corentin Migoule

Château de Fabiargues, 280 route d’Uzès, à Saint-Ambroix.

Vue sur la piscine depuis la terrasse du château. (Photo Corentin Migoule)

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