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GARD Le transport de victimes de violences conjugales élargi et facilité

Ce mardi, se sont tenues les premières assises du Gard sur la violence faite aux femmes, au Pont-du-Gard. (Marie Meunier / Objectif Gard)
Marie-Françoise Lecaillon a signé la convention (photo Norman Jardin)

La nouvelle convention étend le dispositif « bons de transport » à l’ensemble du département et toutes les personnes victimes de violences conjugales, plus seulement celles qui avaient porté plainte.

Issu du plan d’actions du Grenelle des violences conjugales de 2019, un dispositif de première urgence a été mis en place sous la forme de « bons de transport » mis à disposition des personnes victimes de violences, avec ou sans enfant, de jour comme de nuit. Délivrés par le service régulateur SIAO de la Croix-Rouge du Gard, ces bons sont utilisables dans des situations de détresse et autant de fois que nécessaire dans l’année.

Ce lundi, Marie-Françoise Lecaillon (préfète du Gard), Georges Labonne (directeur territorial de la Croix-Rouge du Gard), Richard Wawrzyniak (Formation nationale des taxis indépendants), Sandrine Clément (Union nationale des taxis), David Gallo (vice-président de la CMA du Gard) et Sébastien Guironnet (Fédération nationale des artisans taxis) ont signé une convention.

Désormais, le dispositif s’étend sur tout le département du Gard. Concrètement, si une personne victime de violence conjugale appelle le 115 (ou les secours) et qu’elle a besoin d’être véhiculée, c’est un taxi proche de sa commune qui viendra la chercher. Avant c’était obligatoirement un véhicule de Nîmes ou d’Alès qui devait se déplacer. Autre nouveauté, précédemment il fallait que la personne ait déposé plainte pour bénéficier de cette aide. Ce n’est désormais plus un obligation : « Ce sera aussi une façon d’établir le contact avec ces personnes », souligne Marie-Françoise Lecaillon.

Du côté des taxis, il faudra suivre une formation, « pour apprendre à gérer les situations de stress et trouver les bons mots lors de situations particulières face à des personnes choquées », estime Sébastien Guironnet (FNAT). Ces formations seront dispensées par la Chambre des métiers et de l’artisanat à partir de la rentrée 2022. Quant aux frais des taxis, ils seront pris en charge par l’État. Selon les chiffres fournis par la Croix-Rouge, entre 2020 et 2021, 496 adultes et 249 enfants ont été mis à l’abri dans le Gard.

Norman Jardin

 

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