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VILLENEUVE-LEZ-AVIGNON « D’ici 2024-2025, la ZAC Raphaël-Garcin aura changé »

Le conseil municipal de Villeneuve-lez-Avignon s'est tenu en mairie ce jeudi 7 juillet. Quatorze délibérations étaient à l'ordre du jour. (Marie Meunier / Objectif Gard)
Le conseil municipal de Villeneuve-lez-Avignon s’est tenu en mairie ce jeudi 7 juillet. Quatorze délibérations étaient à l’ordre du jour. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Ce jeudi 7 juillet, le conseil municipal de Villeneuve-lez-Avignon s’est tenu en mairie. Au menu, quatorze délibérations, dont deux sur la zone d’aménagement concerté (ZAC) Raphaël-Garcin (ancienne ZAC Actival, NDLR), qui se trouve aux confins de Villeneuve, Les Angles et Rochefort-du-Gard sur la route de Bagnols-sur-Cèze. 

En effet, cette ZAC va être transférée à l’Agglomération du Grand Avignon au 1er janvier 2023. Les élus ont donc voté le reversement de 5 % de la taxe d’aménagement perçue en 2022. Cela permettra de reprendre le pluvial, les voiries et l’accès des entreprises sur le secteur. Anne Daniel, élue d’opposition du groupe « Social, écologique et solidaire », souhaite en savoir plus sur les intentions du Grand Avignon. Ce à quoi la maire, Pascale Bories, répond : « L’intention, c’est le développement économique et des emplois « en circuit court ». Quand on parle aujourd’hui de développement durable, il faut aussi considérer la mobilité et permettre à nos concitoyens de réduire leur distance domicile-travail. Le développement de zones économiques à proximité est essentiel. » Pour rappel, la zone Raphaël-Garcin est à destination artisanale. La délibération a été adoptée avec avec trois abstentions du groupe d’opposition « Social, écologique et solidaire ».

« À ce jour, la ZAC Raphaël Garcin n’a pas connu de développement ni d’engagement de travaux significatifs. Alors que la zone d’activités des Sableyes dans laquelle se trouve la ZAC Raphaël Garcin est considérée comme une zone stratégique à l’échelle du SCoT (Schéma de cohérence territorial) du Bassin de vie d’Avignon« , est-il indiqué dans la délibération présentée par le premier adjoint villeneuvois, Xavier Belleville. Ce dernier ajoute : « Ces deux délibérations viennent acter la transformation de cette ZAC. C’est la fin de la ZAC Raphaël-Garcin propriété de la mairie, c’est le début de la nouvelle ZAC du Grand Avignon. On espère changer rapidement son environnement, avec une nouvelle accessibilité. Je pense qu’on va arriver dans les 18 ou 24 mois à faire bouger cette zone. »

« On doit permettre aux petites entreprises de notre territoire de travailler davantage à proximité »

Au départ, la ZAC Actival s’étendait sur 22 hectares de parcelles, dont deux hectares déjà occupés dans la zone d’activité des Sableyes. Ces chiffres suscitent l’étonnement de Monique Novaretti, élue sur l’autre banc de l’opposition, qui rappelle : « Lors de la révision du SCoT de novembre 2019, cette zone d’activité encore à aménager s’était réduite à seulement 8 hectares. Je suis donc étonnée de la disparition de ces 14 hectares. Au Grand Avignon, on m’a dit que c’était une volonté politique des maires concernés qui en avaient émis le souhait. (…) Pourquoi abandonner à titre gracieux une surface de 22 hectares au Grand Avignon quand celui-ci n’en retient que six aménageables ? »

Pascale Bories avance « les contraintes d’inondabilité et de biodiversité » et affirme que seuls les hectares qui ont un potentiel de développement économique seront cédés, pas les zones naturelles ou agricoles. « C’est la nouvelle étude menée qui a réduit le potentiel de construction par rapport à la zone Actival« , résume Pascale Bories, qui insiste : « On doit permettre aux petites entreprises de notre territoire de travailler davantage à proximité. On favorise donc l’artisanat. » Monique Novaretti n’en démord pas : « Il existe des solutions en zone inondable. Je ne vois pas la nécessité de ces 22 hectares pour n’en utiliser que six. » En revanche, là où les deux femmes se rejoignent, c’est sur la nécessité du développement économique de cette zone. Et Xavier Belleville d’affirmer que « d’ici 2024-2025, la zone aura changé. »

Geneviève Lepage est aussi revenue à la charge, considérant que « la dimension écologique de la ZAC n’était pas du tout abordée » dans la délibération et suggère plusieurs alternatives pour « bétonner le moins possible« , voire choisir « des matériaux biosourcés ». La maire rétorque : « Dans ce conseil municipal, nous n’avons pas la compétence en terme de choix de matériaux. » La délibération a été adoptée avec trois abstentions.

Marie Meunier

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