C’est le dimanche 12 avril dernier que les faits se sont produit. Une femme âgée de 93 ans a été agressée en pleine rue. Le but ? Lui dérober son sac et en voler son contenu. Présenté face au tribunal, ce mercredi 20 mai, le prévenu soutient n’avoir aucun souvenir de ce dimanche après-midi. Ce jour-là, la victime marchait, à l’aide de son déambulateur, en direction de la résidence senior nîmoise dans laquelle elle réside. Le prévenu, l’aurait alors suivi, avant de lui arracher son sac à main et de prendre la fuite, lui occasionnant une blessure à la jambe. Une scène d’une violence inouïe, face à un bien maigre butin. Seuls 10 € et un téléphone à clapet se trouvaient dans le sac ainsi arraché.
Sans domicile fixe et sous le coup d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français), le prévenu, hispanophone, a été assisté d’un interprète lors de son procès. Il est prévenu pour des faits de vol avec violences sur une personne vulnérable et pour port d’une arme blanche sans autorisation. D'autant que l'homme se trouvait sous l'influence de stupéfiants au moment des faits. Malgré ses souvenirs inexistants, il a tenu à présenter ses excuses pour ses agissements. Des faits, qui ont des conséquences concrètes sur la nonagénaire, aujourd’hui très effrayée à l’idée de quitter son domicile.
Face à la violence de cette scène, qui s’est tenue en pleine après-midi, Cécile David-Barilleau, procureure de la République, a requis 2 ans d’emprisonnement à l’égard du prévenu. Une peine qui a été élevée à 5 ans avec maintien en détention par le tribunal, malgré l’absence de mentions sur son casier judiciaire. À l’issue, il sera soumis à une interdiction de détenir ou de porter une arme pendant 5 ans et à une interdiction définitive du territoire français. Dans le but de réparer le dommage causé à la nonagénaire, il va devoir lui régler 2 000 € au titre de son préjudice moral et 1 000 € pour son préjudice matériel. Mais malheureusement, l’argent n’efface pas les souvenirs et n'estompe pas la peur...