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Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 18.05.2020 - abdel-samari - 7 min  - vu 2383 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Déconfinées, les indiscrétions de la semaine font leur retour...

Les Gardois déconfinés, les indiscrétions d’Objectif Gard sont aussi de sortie… Après deux longs mois d’absence, la Rédaction vous délivre son cocktail d’indiscrétions politiques à consommer sans modération. Bon dimanche !

Alliés un jour, alliés toujours. Ils ont étonné sur le plateau de 19 heures, le live, ce vendredi, pour la dernière. Invités à débattre de l'avenir du territoire de Nîmes métropole en regard de la crise du coronavirus, Franck Proust, le premier adjoint du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, et Yvan Lachaud, le président de l'Agglo nîmoise ont essuyé quelques critiques notamment dans les commentaires de nos lecteurs qui ont reproché pour certains une "discussion lisse". Il est vrai que c'est aussi le sentiment qui a dominé au sein de notre rédaction. Comme le dit l'expression, il y avait chez eux vendredi soir plus de choses qui les rassemblaient que de sujets qui les opposaient. Difficile donc de savoir pourquoi les deux camps se sont autant opposés depuis des années... Gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus par le Gouvernement, mesures prises par la Ville et l'Agglo durant le confinement, vision politique et municipales : les deux hommes forts de la politique Nîmoise étaient d'accord sur la plupart des sujets. À quelques exceptions près. Le républicain Proust reprochant au Gouvernement ses hésitations quand le centriste Lachaud (soutenu par La République en marche) louait l'efficacité des Macronistes en temps de crise. Il n'y a peut-être que sur les municipales que les anciens alliés ont marqué leur différence, le premier adjoint à la ville de Nîmes préférant un deuxième tour en juin afin de lancer rapidement les grands travaux pour relancer l'économie locale durant que le président de Nîmes métropole optait pour un report à l'automne prochain pour des questions sanitaires. La réalité, c'est que tous les deux n'ont pas les mêmes objectifs et pas le même retard à rattraper pour affronter ce deuxième tour. Avec 34,35% la liste de Fournier est quasi assurée de la victoire. Et Franck Proust de récupérer le fauteuil de président de Nîmes métropole même si le maire de Saint-Gilles, Eddy Valadier, compte jouer sa partition. Ce ne sont pas les 15,74% de la liste Nîmes en mieux qui feront le poids. Tout le monde le sait, y compris Yvan Lachaud. Reste à savoir comment, écarté du pouvoir local pendant six ans, le patron de d'Alzon pourra continuer à exister et revenir fort pour une nouvelle bataille. Après ce débat, on a déjà un peu la réponse. Est-ce que sans Fournier les deux ex-alliés seront toujours des opposants en 2026 ? Pas sûr. La crise dans la majorité municipale ces dernières années est la résultante d'une guerre d'ego essentiellement circonscrite aux seuls Fournier et Lachaud et dans laquelle Franck Proust a joué un rôle secondaire. Le premier édile de Nîmes qui ne sera plus en capacité de mener le combat en 2026 devrait donc manger son chapeau. Car il y a fort à parier que pour conserver la Ville, la Droite sera obligée de ressortir sa vieille majorité avec le centre. En 2026, Proust et Lachaud n'auront dont peut-être pas d'autres choix que de s'allier n'ayant plus le populaire Fournier en tête de gondole. Reste à savoir si les Nîmois accepteront encore six longues années de comédie, de querelles personnelles et d'opposition de façade avant de voir tout ce beau monde se réunir de nouveau sous un même drapeau. Comme dans un bon film d'action au cinéma, il faut des bons acteurs, du suspense, quelques artifices et effets spéciaux mais surtout un bon scénario. Sinon, le film fait un flop.

Sénatoriales : à Droite, la course pour la première place. En septembre devrait se tenir les Sénatoriales. L’élection des élus du Palais du Luxembourg qui, comme les députés, examinent et votent les lois. Reste que ces législateurs ne sont pas élus par le peuple mais par les grands électeurs (maires, conseillers municipaux et départementaux.) À Droite, les couteaux sont défouraillés… L’élu départemental, Laurent Burgoa, se verrait bien légiférer à Paris. Pour l’emporter, il doit absolument occuper la première place de la liste Les Républicains. Ses ambitions se heurtent à celles de la sénatrice Vivette Lopez, qui compte bien se représenter. Membre du bureau national du parti, l’élue sortante aurait déjà posé les jalons de sa réélection, recueillant, d'après ses proches, le soutien du président du Sénat, Gérard Larcher. Mais quid des cadres de la fédération LR du Gard ? Jean-Paul Fournier soutiendra-t-il son ex-suppléante ? Si certains se plaisent à la tourner en dérision, Vivette Lopez entend montrer qu'elle a de la ressource et surtout, des soutiens.

Laurent Burgoa sort la carte de la compétence !  Pour parvenir à ses fins et se débarrasser de la sénatrice actuelle Vivette Lopez, l'élu départemental a décidé de sortir une carte inattendue. Aux quatre coins du Gard, il fait le job pour convaincre et rappeler que sa collègue ne doit son salut qu'à la loi sur le non cumul des mandats qui lui a permis d'obtenir le poste de sénatrice. "Elle est gentille" ou encore "elle est brave", des qualificatifs distillés, ça et là, à propos de la sénatrice laisseraient entendre que l'ex-suppléante de Jean-Paul Fournier manque d'épaisseur politique. Gare M. Burgoa ! Dans votre quête de pouvoir au Sénat, il serait dommage de perdre les qualités qui ont fait votre popularité à Nîmes pendant des années : l'humilité et le travail. Qualifier votre collègue de naïve et sans finesse avec une sympathie condescendante, cela ne vous ressemble pas...

À Sauve, une fin difficile. La maire sortante, Alexandra Mollard, n’aime pas les traîtres. Éliminée dès le premier tour des Municipales, l'élue a été prolongée dans ses fonctions, le temps de la crise sanitaire. Du coup, elle a décidé de régler ses comptes, en retirant les délégations à quatre de ses adjoints : Lionel Rougé, Nathalie Picas, Cédric Marion et Anne-Marie Traviers. Il faut dire que les trois premiers ont été élus, le 15 mars, sur la liste... de son rival Olivier Gaillard ! Toutefois, la première magistrate est allée vite en besogne. Pour prendre pareille décision, un vote du conseil municipal est obligatoire. Déterminée, Alexandra Mollard organise donc une séance, le 4 avril. « Votre orgueil, votre manque de lucidité et votre rancœur vous ont conduit à nous retirer nos délégations », peste Nathalie Picas. L’intéressée ne répondra point, se contentant de soumettre sa décision au vote. Un vote à bulletin secret à l’issue duquel les adjoints ont tous conservé leur délégation. La semaine prochaine, Alexandra Mollard devra céder son fauteuil à Olivier Gaillard qui reprendra donc une partie de son équipe.

Les pieds dans le plâtre ! En parlant d’Olivier Gaillard, celui-ci est bien ennuyé. Confiné, le député (ex-La République en marche) a, comme beaucoup de Gardois, maintenu une activité sportive en courant dans l’étonnante mer des rochers de Sauve. Un exutoire pour le candidat élu dès le premier tour des Municipales du 15 mars qui attend sagement son installation depuis deux mois. Toutefois dans sa fougue, le parlementaire s’est cassé la figure. Nul ne sait pourquoi ni comment, l’édile a depuis les deux jambes dans le plâtre. Que les administrés se rassurent, il devrait être remis sur pied pour son installation la semaine prochaine. En politique comme dans la course, il ne faudrait pas confondre vitesse et précipitation…

Le président du Département agacé. Denis Bouad en a marre ! Comme l’ensemble des élus locaux, le président du Conseil départemental a dû gérer la crise sur le terrain. Une crise tellement inédite que le Gouvernement n’a pas brillé par sa clarté ni par son anticipation. De quoi irriter l'élu socialiste. D’ailleurs, Denis Bouad garde toujours en travers de la gorge le refus d’une dizaine de principaux de l’Éducation nationale d’ouvrir leur collège pour permettre au Département de nettoyer les locaux de manière anticipée. Cette-fois, c’est le ministère de la Santé qui suscite son courroux. Consulté début avril, le laboratoire d’analyse de la collectivité s’est porté volontaire pour réaliser les tests de dépistage covid-19. Depuis, plus de son, plus d’image... Alors forcément, sur les ondes du Conseil département, ça grésille !

L’hommage. Suite à l’interview de la députée ex-LREM de la quatrième circonscription Annie Chapelier à notre micro dans 19 heures, le live, au cours de laquelle l’élue a qualifié le parlement de « mascarade », un poids-lourd de la macronie gardoise a visiblement souhaité rendre hommage au dialoguiste Michel Audiard, qui aurait eu cent ans cette semaine. Façon puzzle : « Mais qu’est-ce qu’elle branle ? Ça me dézingue d’entendre des propos pareils. Elle (Annie Chapelier, au cas où vous en douteriez, ndlr) n’a pas trouvé sa place, elle est perdue et du coup pense que le parlement ne sert à rien. » Il y en a un peu plus, on vous le met quand même ? : « Et à ce moment là, tu vas jusqu’au bout du raisonnement : tu palpes 5 300 boules par mois pour faire partie d’une mascarade ? Mais démissionne ! Des propos pareils, ça créé de la défiance et c’est un manque de respect pour ceux qui bossent. »

Puech analyse la défaite de Richard. Jérôme Puech, en 3e position sur la liste "Nîmes, une ville nommée Désir" aux Municipales a pris le temps de comprendre les raisons de la défaite de Daniel Richard le 15 mars dernier. Arrivée en 5e position avec 12,19% des voix, la liste rassemblant notamment le Parti socialiste, EELV et les Insoumis a pris une méchante claque électorale. Selon le Nîmois, ce résultat serait lié à plusieurs facteurs. D'abord, une campagne agressive contre le maire. "On a joué le second tour avant le premier", rappellerait Jérôme Puech à ses amis. On se rappelle notamment des tags de très mauvais goût "Fournier m'a tué" sur des vitrines de commerces ... Cette stratégie de second tour est aussi liée selon lui "aux sondages qui au départ nous ont placé comme les outsiders mais ont ensuite joué contre nous puisque la presse s'est intéressée uniquement à Richard", se souvient le socialiste. Comme pour l'affaire pendante devant le tribunal opposant le patron de Souleiado et son fils ou ses embrassades avec des arbres. Autre difficulté : le positionnement de Daniel Richard. Pas assez de Gauche, trop de Droite. Jusqu'au bout, en dépit de l'avoir répété à de nombreuses reprises, le candidat EELV a semé le doute sur ses convictions et le Parti communiste s'est empressé d'en jouer. Enfin, se rassembler c'est bien, s'entendre c'est mieux. Et en la matière, les différents partis présents sur la liste ont eu du mal à se mettre d'accord sur les stratégies à adopter pendant la campagne. "Cela a créé de l'inertie", convient Jérôme Puech.

Et annonce le maintien de la liste au second tour. Malgré les rumeurs depuis deux mois sur un rapprochement évident entre Yvan Lachaud et Daniel Richard, Jérôme Puech en est sûr : la liste "Nîmes, une ville nommée Désir" se maintiendra pour le second tour des municipales à Nîmes. "Il nous faut des élus d'opposition socialistes au conseil municipal", explique à qui veut l'entendre celui qui se projette déjà en 2026. À ce moment-là, plus de Richard, plus d'Insoumis. Uniquement un rassemblement de la Gauche. La vraie.

La rédaction

Abdel Samari

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