Publié il y a 1 an - Mise à jour le 28.07.2022 - marie-meunier - 3 min  - vu 1172 fois

GARD Tavel'O Solex, la nouvelle association sur la route des vignobles

L'association Tavel O Solex a été créée il y a deux mois. (Laure Leflamand / Objectif Gard)

Un vélo à moteur sorti du garage, une bande d'amis et les voilà lancés ! Ils sont six passionnés, jeunes et anciens Tavelois. Leur "truc" à eux, c'est de se retrouver au milieu des vignes, avec leur Solex et de parcourir la région.

« Une bande d'allumés qui aime se marrer. » C'est ainsi qu'Alex décrit sa joyeuse troupe. Il est le premier à avoir redonné vie à son Solex. Un jour, en bord de route, Yannick Miras, président de l'association aperçoit Alex sur son Solex. L'envie d'en faire est immédiate. Il s'est donc mis à retaper un fameux exemplaire du célèbre cyclomoteur, marquant le début de l'aventure.

L'association "Tavel'O Solex" a été créée il y a deux mois, aux alentours du 25 mai. Lui, son fils Noa, et quatre collègues se lancent dans des balades au cœur du terroir en selle sur leurs Solex : Rochefort-du-Gard, Pujaut et bientôt le Pont-du-Gard... Ils parcourent les chemins de terre et les vignobles à une allure allant jusqu'à 30 km/h. Ce n'est pas bien rapide mais suffisant pour faire des distances d'une vingtaine voire d'une quarantaine de kilomètres selon leur forme, tout en profitant des paysages qui défilent !

Les membres de la jeune association aimeraient dans quelques temps faire découvrir aux touristes, aux visiteurs ou aux locaux les vignobles de la région. À chaque sortie en Solex, un vignoble serait visité et du vin dégusté. À terme, leur projet est d'avoir des locaux, de s'associer avec la vie locale et les associations des alentours. Pour l'instant, pour adhérer à l'association, « il faut avoir quand même un Solex en état de marche », relève Dominique, un des membres. Bien que lui et Yannick, surnommé "docteur Solex", savent réparer tous les problèmes des engins, ils ne se présentent pas pour autant comme des mécanos. « Quand on aura un local, on pourra créer des journées ateliers où on pourra montrer aux gens comment réparer leur Solex », se réjouit Dominique. Pour lui, ce n'est pas tant la difficulté mais c'est plutôt le temps que cela prend : « C'est un moteur très simple, il suffit d'un piston et d'une chemise. »

« C'est précieux, ils ont fait renaître un savoir-faire »

Ces cyclomoteurs ne sont pas tout jeune et le plus ancien est celui de Dominique : il date de 1964. À partir des années 50, plus de sept millions de Solex ont été produits. Ce n'est donc pas ce qui manque mais c'est vrai que de nos jours, il est rare d'en trouver qui roulent. Rémy explique : « À chaque fois qu'on croise des gens, les gens nous disent "oui, j'en ai un dans le garage"… ».

Cette association a permis à six cyclomoteurs oubliés dans une cave ou un garage d'être remis au goût du jour. « C'est précieux, ils ont fait renaître un savoir-faire grâce à des vieux bouquins », félicite Alex en honorant Yannick et Dominique. Actuellement considérés comme des motos, ils doivent être homologués, avoir une plaque d'immatriculation et l'assurance. Comme dans les années 50, aucun permis n'est nécessaire pour le conduire. Pour rejoindre l'association, il vous faut un Solex en état de fonctionnement et l'envie de découvrir le terroir et le territoire.

Laure Leflamand

Pour tout renseignement, contacter Yannick Miras au : 06 26 26 36 26. Plus d'informations sur le Facebook Tavel Solex. 

Marie Meunier

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