Objectif Gard. Patrick Zard, vous avez marqué le grand public avec des apparitions dans Les sous-doués" de Claude Zidi ou l’émission de télévision La classe avec Fabrice, mais c’est bien sur scène que vous vous êtes accompli pleinement ?
Patrick Zard. Oui, je suis un comédien de théâtre. Mais je continue à jouer ! Il y a aussi une pièce Les palmes de M. Schultz, créée en 1989, que j’ai jouée 1300 fois. Je l’ai remontée plus tard au théâtre Michel à Paris en 2013, puis en tournée. Elle a eu un succès mondial, s’est jouée dans 23 ou 24 pays, traduite et montée localement : au Canada, au Japon…
Comment est née l’aventure du théâtre de l’Oriflamme, 3-5 rue du Portail Matheron à Avignon ?
C’est Julien Cafaro qui a lancé l’idée. On voulait monter une pièce, mais ça n’aboutissait pas. On s’est dit : on va l’autoproduire et la jouer au Festival d’Avignon. On a vu les tarifs des salles, c’était démentiel, on ne voulait pas payer 60 000 euros pour jouer. Et là, Julien me dit : « Viens, on prend cette rue à droite », il entre dans une agence immobilière et demande s’ils ont un théâtre à vendre… Deux mois plus tard, on visite un ancien resto, L’Attila Grill. Bien placé en plein centre d’Avignon. On a acheté les murs et fait les travaux. Après deux années compliquées à cause de la crise sanitaire, on a enfin ouvert pour le festival 2022.
Quelle est votre approche dans la programmation du théâtre ? Vous êtes très impliqué dans la mise en scène, on dirait ?
Ah oui, on fait très attention à ce qu’on présente. On regarde des captations, on lit les textes, on échange avec les équipes. Il y a une exigence de qualité. Par exemple Les Enfants du Diable, c’est moi qui l’ai montée. Mais même pour d’autres spectacles, si on me le demande, je peux aider à la mise en scène. Cette année, j’ai donné un coup de main à L’Hôtel du pin sylvestre. On met les mains dedans, oui.
Que peut-on attendre de la programmation 2024 à l’Oriflamme ?
Huit spectacles cette année. Deux reprises :
Alors petite rectification : à 17H15, Filles d’Ariane, autre succès 2024 qui revient, comme Les enfants du diable à 14h25. On a aussi Cœur à cœur à 11 h 30, un bijou de poésie qui évoque les organes de notre corps qui dialoguent entre eux. Et puis des créations : Solitude d’un ange gardien à 13h, L’amour à la menthe avec Thierry Beccaro à 15h50, Vermeer et son faussaire à 18h50, et le spectacle musical L’Histoire de la musique en 70 minutes à 10h avec Julien Joubert. Et on termine en chanson avec L’Hôtel du Pin-Sylvestre à 20h20.
Quel est votre sentiment à un mois du début du Festival ?
Ça s’annonce très bien. On vend déjà beaucoup plus que les années précédentes à la même période. Le lieu commence à être repéré, y compris par les diffuseurs. Une avant-première ouverte au public aura lieu le 4 juillet, tarif unique à 12 euros pour découvrir tous les spectacles sauf celui de Beccaro. Le 5, on commence le rythme festivalier avec relâche les mercredis.
Retrouvez le programme complet ici
>> Relire ici le compte rendu de la pièce L’Hôtel du pin sylvestre