C'est une démarche de terrain que la municipalité de Lunel a enclenchée ce printemps. Sous l'intitulé "Métamorph'Ose des quartiers", la maire Paulette Gougeon, accompagnée de son équipe et des services de la ville, organise une série de six réunions publiques dans autant de quartiers, de fin mai à début juillet. L'objectif affiché : aller au contact des habitants, écouter leurs préoccupations du quotidien et présenter les projets que la Ville porte pour leur cadre de vie. Un format volontairement ouvert, sans ordre du jour figé, pensé comme un espace de dialogue accessible à tous.
Le calendrier s'étale sur cinq semaines. Après une première rencontre le 27 mai à l'école Louise-Michel pour le secteur Nord-Est, les habitants de la Route de Nîmes (Est) étaient conviés salle Folquet le 3 juin, suivis de la Roquette (Sud) à l'école Arc-en-ciel le 10 juin, puis des Abrivados (Ouest) à l'école Mario-Roustan le 17 juin. La réunion du quartier Louis-Abric (Nord-Ouest) se tenait ce 24 juin à l'école Jacques-Brel, avant le rendez-vous final pour le centre-ville, le 1ᵉʳ juillet à l'école Gambetta. Toutes les réunions débutent à 18h.
Comme à chaque fois, ils étaient nombreux à se rendre au rendez-vous, que ce soit pour faire part de préoccupations, s'informer sur le devenir de leur quartier ou tout simplement émettre des suggestions à Paulette Gougeon et son équipe pour améliorer leur quotidien. Et en plus de la première édile, de nombreux autres élus ont pris part à la réunion publique : Viviane Bonfils, Sonia Mokaddem, René Hermabessière, Océane Sion, Myriam Ruiz, Marc Valentin ou encore Pascal Chabert.
Et en tout début des échanges, Paulette Gougeon a souhaité évoquer le sujet de l'éclairage public. Le parc est à 60 % en LED, et ceux qui voudraient que la ville rallume la lumière le soir seront contents mais devront être patients : "Il faut attendre que l'on soit à 100 % pour le faire, sinon on s'expose à une amende de 75 000 euros", confie-t-elle au public présent. Prix total pour ce changement plus écologique : environ 2,5 millions d'euros hors taxe.
Une habitante du chemin de la Garrigue prend la parole. Elle dénonce l'état de la route, abîmée par les trous et la poussière à certains endroits, en plus de la vitesse excessive des véhicules. "On va verbaliser et surveiller. S'il le faut, on touchera au porte-monnaie des gens", promet Paulette Gougeon. À chaque problème, sa solution.
Un autre peste contre les lampadaires de son quartier, qui ont poussé en plein milieu des tilleuls. Une habitante demande s'il est possible d'éteindre la lumière le soir sur la place de l'Europe pour éviter la présence de squatteurs. Une autre riveraine demande à la maire où en est le dossier qu'elle lui a transmis. Tant d'histoires à résoudre que Paulette Gougeon, son équipe et le chef de la police municipale Thibaut Azaubert ont décidé de prendre en main. Et si l'agacement ou l'inquiétude des habitants peut parfois se sentir, les discussions ne dépassent pas l'entendement et restent très cordiales et constructives.